Overblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

La peur au ventre !

Publié le par Lorens56100

Il était un pays où régnait la peur au ventre et pour y survivre, il fallait toujours se soumettre au système pour ne pas s'attirer d'ennuis. Il suffisait de dire "Oui" et les ennuis disparaissaient par magie.
-Mme Truchemuche, venez demain dès 6h car Mme Pipemot est mutée à saint-Mirto.
"Oui, Mr le directeur, je serai à l'heure !"
-Et merde, j'avais prévu une sortie avec Marie Jeanne et de me lever tard pour une fois ! Je vais de ce pas écouter ma mélodie préférée qui me répète en boucle que je suis chanceuse de mon sort puisque je suis un trésor désiré par France et Victor, tes parents adorés, mon bébé".
Et voilà, Mme Truchemuche, grâce à cette douce mélodie magique, elle ne ressentait plus la colère rugir en elle. La colère est selon les habitants de son pays un poison mortel qui accélère le vieillissement et la misère.
Il faut savoir que dans ce pays, les habitants sans loyer signent leur arrêt de mort sur le champ.
Dans son pays, la nuit est sans pitié pour les "sans loyer".
Le froid, la maladie, les animaux errants... les entraînent droit en enfer.
Alors, tout le monde se tient à carreaux et ne pipe mot.
Mais un jour Mme Truchemuche avait oublié de fredonner les paroles calmantes de sa chanson préférée que ses parents lui chantaient depuis qu'elle était née, elle préféra se coucher sans y penser.

Tous les matins, elle était à 6h au travail à la société Tulorat faire du ménage.
Pas le ménage des sols, des vitres et des poubelles, non, elle devait passer à chaque ordinateur pour vérifier les données de chaque employé de la société. Cela lui prenait trois heures.
Après, elle allait à son bureau nettoyer tous les fichiers des clients dernièrement décédés ainsi que les clients embarrassants qu'il fallait jeter car ils devenaient trop chers pour la société.
Mme Truchemuche se chargeait de les appeler pour les virer. La Société Tulorat était une mutuelle de santé.
Ce même soir Mme Truchemuche s'endormit sans sa douce mélodie et l'inattendu se présenta, elle se réveilla à 10h le lendemain matin au lieu de 5h.
Elle appela aussitôt son médecin pour lui faire part de l'incident. Elle était affolée.
Cela ne lui était jamais arrivé.
Il lui fit un arrêt pour deux jours, elle devait se reposer.
Soulagée, elle se recoucha en oubliant encore de fredonner sa douce mélodie et retourna au travail trois jours après en se sentant changée.
Quelque chose clochait en elle, elle se mit à se questionner sur le sens de sa destinée et c'est là que les ennuis ont commencé.
Subitement sont apparues des nausées et une perte de son appétit, une lourdeur au coeur qui la réveillait toutes les nuits en sueur.
Elle appela à nouveau son médecin qui lui prescrit aussitôt des calmants mais au lieu de la soulager, ils lui provoquèrent des diarrhées. 
Et un jour, la société Tulorat l'a renvoyée, elle devenait gênante pour la société.

Souffrant en permanence dans son corps, elle ne trouva pas de nouveau poste, aucune société ne voulait d'elle et elle se retrouva à la porte de chez elle plusieurs mois après.
Son propriétaire anticipa les problèmes de loyer non payé.
Il la chassa de l'appartement meublé en lui laissant juste le temps de prendre ses valises et s'en était fini pour elle d'être à l'abri dans un douillet foyer.
Elle venait de s'installer dans cette ville où elle ne connaissait pas un chat pour l'héberger, ce qui lui aurait permis de se retourner.
Et là, elle allait devoir se confronter aux portes de l'enfer.
N'ayant presque plus un kopeck, elle avait juste de quoi s'acheter des vêtements chauds, une bonne paire de chaussures et un sac à dos où elle mit serviettes, gants, trousse de toilette, de quoi boire et manger. Elle décida malgré la peur au ventre et les douleurs permanentes de quitter la ville et de traverser le pays en courant pour retrouver l'océan à l'autre bout du pays.
Étrangement, elle ne croisa pas l'enfer, rien de cela. Au contraire, son corps se mit à se détendre et lui sourire.
Mais pourquoi la mélodie depuis qu'elle était née, l'avait-elle quittée?
C'est pourtant grâce à elle qu'elle retrouvait toujours le réconfort et le confort depuis la mort de ses parents, France et Victor.
En perdant travail et loyer, elle découvrit enfin le monde et surtout la joie de vivre.
Depuis toujours, elle était convaincue que le confort était le bonheur garanti alors que la joie, elle venait de la découvrir dans l'inconfort du dépouillement de soi.
Tous les "sans loyer" vivaient dans des sous-sols qui menaient aux portes du Paradis.
On pouvait y dire "Non" et chanter n'importe quelle mélodie. Tout le monde souriaient, chantaient, dansaient.

Ici, leur force était l'entraide et non l'esclavagisme du capitalisme.

Moralité, le confort, c'est la mort assurée et l'inconfort, une vie plus trépidante avant la mort.
Quoique l'on fasse, on va tous mourir.
Alors autant mourir de rire.

 

Lorens56100, "La peur au ventre", 10 décembre 2017

Mourir de rire.
Mourir de rire.
Mourir de rire.
Mourir de rire.
Mourir de rire.
Mourir de rire.
Mourir de rire.
Mourir de rire.
Mourir de rire.

Mourir de rire.

Voir les commentaires

"Au pays des gentilles filles dociles"

Publié le par LORENS56100

Au pays des gentilles, dociles et parfaites filles parce que c'est comme ça qu'on les aime.
Ne dit-on pas que c'est en forgeant qu'on devient forgeron ?

Ben moi, je me suis dit qu'à force de vouloir être gentille, docile et parfaite, je finirai vraiment par l'être.


J'ai donc appris dans mon pays à être une gentille fille parce que par ici, on n'aime pas les méchantes.
Donc, la méchante en moi, je l'ai mise au placard fermé, verrouillé parce que ici, ce n'est pas bien de la montrer. Mais alors pas du tout.
C'est pourquoi je me suis prise pour une gentille, docile et parfaite fille.
Je me suis prise aussi pour superwoman qui règle illico presto, tous les problèmes des autres.
Je me suis prise pour une fée du logis qui astique tout sur son passage, rien ne traîne même pas un grain de poussière, tout est javellisé, aseptisé, rien ne dépasse.
Je me suis prise pour une princesse irréprochable parce que par chez nous, ça fait bien d'être une femme parfaite, mariée à un prince, servi par sa serviable princesse.


Oh, que lis-je : "La femme parfaite est une connasse."
Quoi ? M'aurait-on menti ? 
Mais, je fais comment avec la méchante mise au placard,  parce que moi, je ne veux pas être "une connasse", je veux juste être aimée et ne pas faire de vague, parce que dans mon pays, c'est comme ça que j'ai appris.
Je me prends pour ce que je ne suis pas mais je croyais qu'à force de travailler dur j'allais être récompensée dans le futur.
Et je vois bien que ça ne marche pas, la méchante, elle n'arrête pas de frapper à la porte du placard. Elle me fait mal au crâne.


Quoi ?
Elle veut me parler ?
Non, non, je ne veux pas l'écouter !
Par ici, on n'aime pas les méchantes filles. Tais-toi, reste dans ton placard, tu es méchante et je ne veux surtout pas te voir.
Sale sauvage !


Par chez moi, on aime que les filles discrètes et dociles.
Et, moi, je veux qu'on m'aime.
-Ben oui, dans ton pays, on t'aimera ma fille mais sous conditions.
Oh, l'imposture!
On m'aurait donc menti, dans mon pays. La méchante ne serait pas si méchante que ça?
-Non, elle est ton alliée pour t'aider à te dé/chaîner.
Et la liberté, ça s'apprend aussi ? Et ça m'apporte quoi la liberté si on ne m'aime pas dans mon pays ?
-Moins de fatigue et moins de migraines, et surtout moins de lourdeur au coeur qui plombe ta bonne humeur. Tu n'as plus qu'à faire ce qu'il te plaît et à bien t'amuser, ma fille ! Et surtout évite ceux qui se prennent pour des princes charmants parce qu'ils n'existent pas dans la vraie vie et surtout, ils te font beaucoup pleurer.


Et l'amour pour de vrai, ça existe ?
-A toi, d'être vraie. Mais pour y arriver, ça te demandera du courage et de l'audace pour te confronter à la méchante que tu as muselé pendant tant d'année.
Bonne chance à toi, ma fille mal aimée.

Lorens56100, 31 Août 2017, "Au pays des gentilles filles dociles"

Au pays des gentilles, dociles et parfaites filles parce que c'est comme ça qu'on les aime.
Au pays des gentilles, dociles et parfaites filles parce que c'est comme ça qu'on les aime.
Au pays des gentilles, dociles et parfaites filles parce que c'est comme ça qu'on les aime.
Au pays des gentilles, dociles et parfaites filles parce que c'est comme ça qu'on les aime.
Au pays des gentilles, dociles et parfaites filles parce que c'est comme ça qu'on les aime.
Au pays des gentilles, dociles et parfaites filles parce que c'est comme ça qu'on les aime.
Au pays des gentilles, dociles et parfaites filles parce que c'est comme ça qu'on les aime.

Au pays des gentilles, dociles et parfaites filles parce que c'est comme ça qu'on les aime.

Voir les commentaires

La source, une douce mélodie.

Publié le par Lorens56100

Il était une fois un jeune comte, Hugo et une jeune comtesse, Viviane qui s'aimaient d'un amour profond mais ils n'avaient jamais osé se l'avouer car dans leur royaume, l'amour était considéré futile. C'était un sentiment réservé aux esprits faibles. Selon les sages du royaume, les sentiments étaient vains puisqu'ils n'apportaient rien de concret ou de raisonnable. Il était impossible de se fier à des sentiments amoureux qui ne sont que la conséquence d'une pulsion passagère.
Donc nos deux jeunes tourtereaux ne s'avouèrent  jamais leur sentiment réciproque au risque de ressentir le déshonneur et la honte.

Les années passèrent et comme voulaient leurs ancêtres, ils firent un mariage de raison sans passion. Ils eurent beaucoup d'enfants et ne furent jamais heureux.


Jusqu'au jour où le comte Hugo partit dans la forêt pour pleurer. Et oui, vous avez bien lu, le comte Hugo pleurait depuis plusieurs mois sans comprendre la raison de ce chagrin puisqu'il avait tout dans son château pour être heureux. Un matin, il se réfugia à nouveau dans la forêt pour pleurer. À peine commença-t'il à verser sa première larme qu'il entendit une femme pleurer. Il voulu l'accompagner pour lui faire écho et cela provoqua à la fois en eux une douce mélodie apaisante et envoûtante. Au premier réflexe, il se méfia. Il connaissait le chant des sirènes qui envoûtent les marins pour les noyer. Il resta donc sur ses gardes et ne s'approcha pas de la source mélodieuse par peur d'un mauvais sort. En revanche, cette source vint à lui. C'était la comtesse Viviane.


Dès qu'ils découvrirent leur visage, ils doublèrent l'un et l'autre de chagrin. Hugo pris de panique par la survenue imprévisible de cette avalanche de larmes préféra quitter le lieu "Meaudix" et ne plus jamais y revenir. Il laissa derrière lui Viviane seule se noyer dans ses pleurs.
Heureusement, un humble berger s'empressa d'arriver pour la consoler en partageant ses pleurs, ce qui a eu comme effet de les faire rire de bonheur. Et Viviane ne put s'empêcher de lui chanter ses jolis mots : "Je vous aime, mon beau berger".

D'après la légende, ce beau berger serait le comte Hugo. Ce dernier aurait croisé sur son chemin un berger qui menait son troupeau de moutons  jusqu'à sa bergerie. Le comte en profita pour lui demander s'il accepterait d'échanger son beau costume contre le sien. Sans hésitation, le berger accepta l'offre car il allait marier sa fille et un beau costume était le bienvenu pour célébrer la belle occasion.
Quelques jours plus tard, la comtesse Viviane aurait choisi de suivre le valeureux Hugo déguisé en humble berger dans une bergerie au lieu de retourner vivre dans son prestigieux château. La comtesse et son beau berger amoureux y invitèrent leurs enfants à partager des jours plus heureux à rire et à pleurer. 


Ensemble, ils eurent beaucoup d'agneaux et d'amour à partager tous ensemble.
Moralité, avouer ses sentiments amoureux est un acte de courage. L'amour est un sentiment qui nécessite le dépouillement de soi et de ses ornements.
Aimer, n'est ni posséder ni dominer, c'est au contraire se donner la possibilité de créer une douce mélodie quand nos cordes sensibles arrivent à bien s'accorder avec la bonne personne qui sait les faire vibrer.
Alors ne tardons plus, rions, pleurons ensemble quand l'occasion se présente, l'amour nous rend bien plus vivants.

Lorens56100, "La source, une douce mélodie", 5 janvier 2017

l'amour rend vivant
l'amour rend vivant
l'amour rend vivant
l'amour rend vivant
l'amour rend vivant
l'amour rend vivant
l'amour rend vivant
l'amour rend vivant

l'amour rend vivant

Voir les commentaires

La vérité pour s'aimer léger.

Publié le par Lorens

J'ai  besoin de vérité pour mieux t'aimer.
Je suis en quête de vérité. Plus je m'y confronte et plus je me sens léger.
Ce qui m'apparaît une bénédiction est au contraire vécu comme une malédiction pour toi qui rentre dans mon intimité.
Tu me reproches de te perturber.
Tu attends de moi que je te ménage au lieu de te menacer.
En quoi serais-je une menace en te disant ce que je suis et ce que je vois au plus profond de ton être dans ce moment de rencontre.
À peine ai je perçu tes faux semblants que tu m'en veux alors que je ne fais que te partager ce que je vois en toi.
Apparemment, la vérité est difficile pour toi à recevoir alors que pour moi, c'est une nécessité pour vivre plus léger. 
Je te dérange, je dé-range ce qui a été si longuement bien caché ou rangé.
En un clin d'oeil rien ne m'échappe, je te sors tout de tes tiroirs et cela te fait fuir au lieu de te motiver à faire le tri dans le but de t'alléger et d'avancer ainsi ensemble plus légers.
C'est ça le but de la vérité.
Vivre léger sans les mensonges et le poids des tiroirs chargés du passé.
Pour rentrer dans mon intimité, chère jolie dame, merci de ne pas rentrer chargée trop fardée au contraire démaquille-toi,  déshabille toi, ose te dénuder, ose ta propre vérité.
C'est ainsi que je t'aimerai pour de vrai.
J'ai envie de vérité à partager.

Lorens56100 "La vérité pour s'aimer léger", lundi 15 juillet 2019

Voir les commentaires

Une femme en solitaire

Publié le par Laurence Traineau

"Une femme solitaire n'est pas une femme célibataire par dépit, non, cette femme a fait le choix d'être fidèle à elle-même, à ses valeurs, ses besoins, ses vérités, ses engagements.
Elle prend le risque de se confronter à ses peurs, ses démons, ses limites et ses ressources inexplorées...
Elle fait face à la solitude, l'inconnu, l'incertitude, ses désirs, ses rêves, ses fragilités, ses forces, ses blessures, ses errances...
Une femme solitaire n'est jamais une femme seule, elle aime la compagnie de ceux et celles qui sont autant libres et connectés à leur part la plus créative, joyeuse et généreuse.
Intrépide face à la vie, elle s'ouvre à tous les possibles.
Une femme solitaire traverse la vie à sa guise en fonction de ses inspirations et ses aspirations, elle est libre d'aimer véritablement.
Entière, elle prend le courage de poursuivre son chemin avec comme seul bagage, le coeur à la main, dépouillée de tous ses fardeaux inutiles qui pourraient la freiner dans ses voyages intérieurs..."


Laurence Traineau, "Une femme en solitaire", 19 Juillet 2016

 

Le coeur à la main dans ses voyages intérieurs
Le coeur à la main dans ses voyages intérieurs
Le coeur à la main dans ses voyages intérieurs
Le coeur à la main dans ses voyages intérieurs
Le coeur à la main dans ses voyages intérieurs
Le coeur à la main dans ses voyages intérieurs
Le coeur à la main dans ses voyages intérieurs
Le coeur à la main dans ses voyages intérieurs

Le coeur à la main dans ses voyages intérieurs

Voir les commentaires

Je suis vivant et vibrant

Publié le par Lorens56100

J'ai eu une amante pendant douze semaines.
Et du jour au lendemain, elle est partie quand j'ai découvert qu'elle était une femme volage alors qu'elle s'est présentée à moi comme une femme monogame et amoureuse de moi.
Cette femme s'est montrée très passionnée et charmée alors qu'elle papillonnait et côtoyait d'autres hommes que moi.
J'ai fini par le découvrir et dès qu'elle a su que j'avais compris son manège, elle a pris la fuite.
Elle a fait le choix de me quitter sans explication sans état d'âme.
J'ai fait le choix d'être entier.
Cette femme est donc sortie de ma vie aussi vite qu'elle y est entrée comme si je n'avais jamais compté pour elle.
Je pensais qu'elle allait rentrer dans ma vie. Non, elle est bien partie.
Et je ressens fortement son absence, c'est bien normal, je me suis donné tout entier à elle.
Et aujourd'hui, je fais le deuil d'elle, je traverse ma douleur et j'accueille ce qui est là. Mes pleurs.
Mon manque d'elle.
Cette femme a décidé de parcourir son chemin sans moi en continuant de croquer les hommes qui ont de l'amour à lui donner.
C'est elle qui crée son destin, son venin.
Je choisis l'amour et je reste fidèle à ce dont j'ai besoin.
Elle a choisi d'être avec plusieurs hommes à la fois sans le leur dire, elle n'assume pas d'être une libertine.
Son cœur a été brisé dans le passé, elle ne l'a pas réparé, elle l'a mis plutôt dans une boîte fermée à clé.
Et la clé, elle l'a cachée dans le tiroir de l'oubli.
Maintenant, elle se donne à sa nouvelle passion.
Elle y arrive très bien, elle est rusée et effrontée.
Rien ne l'arrête, elle y va tête baissée.
Son coeur est tellement blessé que c'est devenu un instinct de survie.
L'amour est devenu synonyme de souffrance.
Elle privilégie aujourd'hui son plaisir.
Selon elle, elle le mérite.
Quitte à blesser autour d'elle.
Soigner le mal par le mâle telle est sa devise afin d'échapper à la douleur.
La réveiller serait une épreuve trop périlleuse donc mieux vaut l'endormir à coup de queue frénétique.
Elle est partie, elle a pris la fuite.
Elle se fuit elle-même.
Et maintenant, je panse ma blessure, je prends soin d'elle.
Mon coeur, je le veux ouvert même au prix de la douleur.
Je préfère le partage au blindage.
Me blinder pour ne ne plus souffrir est la pire des tortures que je pourrais m'infliger pour me couper de moi-même et des autres.
Je choisis l'amour pour rester vibrant.
Je choisis d'être entier pas de m'amputer de ma sensibilité.
Je choisis d'aimer.
Je suis plein de larmes, je suis abondant.
Je suis heureux de ressentir ma peine.
Elle est l'avant goût de mes joies à venir.
Je suis vivant.

 

 

Lorens56100, "Je suis vivant et vibrant", le 11 septembre 2019

Elle se fuit elle-même
Elle se fuit elle-même

Elle se fuit elle-même

Voir les commentaires

Il y a toi...

Publié le par Lorens

Il y a toi...

Il y a toi qui vient vers moi et qui d'un simple regard enveloppe mon âme.
Il y a eu ceux qui venaient et m'adoraient en surface.
Il y a toi qui te pose devant moi, tu te plonges dans mon regard curieux.
Tu oses la rencontre tumultueuse qui réveille les dragons monstrueux.
Il y a eu les frileux qui ont fui apeurés imaginant se noyer et disparaître dans l'océan des errances de l'abondance.
Il y a toi qui ne craint rien, et tu te plonges dans mon regard pour t'abreuver à l'eau qui te donne vie, tu goûtes la danse qui célèbre la retrouvaille de nos deux âmes rieuses et généreuses.
Il y a eu les amants volages de passage gloutons qui ont asséché ma source débordante, j'ai dû m'en protéger.
Il y a toi qui me regarde et me garde près de toi, tu m'apprivoises et répares mon âme blessée.
Il y a eu les menteurs qui n'étaient que des imposteurs.
Ils n'ont jamais pu se regarder dans le miroir de vérité.
Il y a toi, l'homme courageux qui te montre nu sans armure et sans filet.
Tu me regardes m'envoler libre et joyeuse, insaisissable.
Tu as traversé les tempêtes, les tornades, les pires cauchemars, tu me regardes et ton âme savoure la clémence de l'instant.
Enlacés l'un à l'autre, tu te sens puissant.
Il y a eu les hommes qui se sont vengés des femmes assassines, ils ont eu plaisir à me piétiner par leur âme vengeresse qui aveuglée n'a pas vu que je pouvais l'aimer.
Il y a toi qui me voit et éveillé, tu n'es pas gêné par la lumière qui jaillit de mon regard perçant et passionné.
Il y a eu ceux qui ont vu mes yeux mais jamais ils ont pu voir mon âme.
Ils n'ont pas eu ton courage.
Il y a toi qui me regarde et garde mon âme comme un joyau enchanté.
Ensemble, nous célébrons la liberté d'aimer.

 

Lorens56100, "Il y a toi", 8 septembre 2019

Nous célébrons la liberté d'aimer
Nous célébrons la liberté d'aimer
Nous célébrons la liberté d'aimer
Nous célébrons la liberté d'aimer
Nous célébrons la liberté d'aimer
Nous célébrons la liberté d'aimer

Nous célébrons la liberté d'aimer

Voir les commentaires

"J'écris pour ne pas médire mais me dire."

Publié le par Lorens56100

-Pourquoi maman écris-tu ?


"J'écris pour me dire. C'est mon moyen pour laisser libre cours à mon imagination et ma liberté d'expression. Je pourrais dire aussi que me plonger dans l'écriture est une façon aussi de plonger dans les profondeurs de l'univers infini. L'écriture me plonge dans un univers qui souvent m'apaise, m'enveloppe, me caresse, tout comme l'eau peut m'apaiser quand je m'y plonge. Écrire m'aide à mieux vivre.


Écrire, c'est aussi un moyen de prendre soin de mon âme. En posant des mots, je crie la douleur de mes maux. Je n'ai pas trouvé d'autres moyens pour le faire.
J'aurais pu me mettre à peindre ou à crier mais moi, j'ai besoin des mots pour me soulager, ils me libèrent. J'écris ma colère, ma honte, ma liberté, ma vérité, mes peurs, mes incompréhensions, mes doutes, mes cris, mes joies, mes peines, j'écris pour exprimer mon élan de vie. Quand je vis, je ne meurs pas, je vis, je m'entends respirer quand j'écris, je me pose là devant la feuille blanche et quand je suis prête, je plonge dedans et je crée la vie que je veux. Je crée un autre monde à travers mes mots. Mes mots sont créateurs d'un autre monde plus harmonieux,  plus juste à mes yeux. Je sublime mon quotidien très ordinaire pour en créer un autre, celui que je veux. Je panse mes blessures d'âme grâce aux mots. En les écrivant,  j'accouche de mes maux que personne à part moi n'entend.


Dans ma société, certains mots ne peuvent se dire. On a le droit de parler de rhume, de douleurs physiques, de maladies, de médire, de critiquer, de se lamenter du mauvais temps mais dire que son âme est malade parce que la société nous rend malade par ses incohérences, ses violences, et ses injustices, ça dans mon univers proche, on ne prend pas le temps ou on ne se donne pas le droit de le faire. Dans ma famille, je suis la seule à avoir vu un chirurgien de l'âme.
On fait des contrôles techniques pour vérifier si sa voiture est en bon état de marche mais des contrôles de son âme, pratiquement jamais. J'écris pour rester humaine.
J'écoute la petite voie/voix en moi, elle me guide pour garder le cap et m'éviter de partir à la dérive et me noyer dans l'immensité de notre monde sans pitié. Écrire, c'est un de mes moyens pour me reconnecter à ma vérité. Vivre, c'est souffrir, rire, pleurer, crier, s'amuser, avoir du plaisir.


J'écris parce que cela m'apporte aussi beaucoup de plaisir.
Lire, écrire, danser, chanter, se rouler dans l'herbe, tous les moyens sont bons pour se sentir vivant.


-Tu as oublié de mentionner l'amour. Quand je fais l'amour, je me sens vivante, je me reconnecte à mon corps et je m'abandonne à l'homme que j'aime.


"Pour faire l'amour, il faut être deux. Le cas contraire, c'est du viol ou de la masturbation. Un homme se masturbe en toi quand il te transforme en objet de désir. Quand il veut communier avec toi, là, il te fait l'amour. À travers cette union, il a envie de transcender l'amour qu'il porte en lui."


-As tu été mal aimée par les hommes ?


"Oui, malheureusement. Notre société nous a fait croire que le sexe est le remède à tous nos maux. Le sexe n'est qu'un moyen pour ressentir l'élan d'aller vers l'autre.
C'est notre pulsion de vie. Mais finalement, le sexe n'est qu'un prétexte, le vrai désir, c'est de ressentir l'amour, ce sentiment qui nous satisfait pleinement car on aime et on se sent aimé en retour. Heureusement, j'ai eu la chance de rencontrer l'être exceptionnel qu'est ton père. Un homme d'une bonté rare. Cet homme ne m'a jamais jugée ni chosifiée.

Écrire me permet aussi d'exprimer l'amour que je porte en moi et les mots, je peux les offrir à ceux qui m'aiment.
Ceux qui m'aiment ont envie de me lire ou de m'écouter. Tous les autres ne prennent pas le temps de le faire. Ils ont d'autres chats à fouetter ou à aimer. Me lire ou m'écouter, c'est partager du temps avec moi. C'est partir avec moi dans mon voyage intérieur afin de mieux me connaître et à travers mes mots de découvrir mon humanité, ce qui nous relie les uns aux autres. Nous avons tous besoin de nous sentir reliés.
Ma fille, la vie qui bouillonne en toi t'anime et si toi, tu préfères peindre, danser, ou faire l'amour à l'homme que tu aimes pour te sentir connectée à la vie, alors fais-le. En le faisant, ce sera la meilleure façon de trouver ta juste place et d'aimer."


-Merci de cet échange, maman.


"C'est toujours un bonheur d'échanger de jolis mots avec toi, ma fille, de me relier à toi. Je les dépose délicatement sur ma bouche quand je te parle. Je t'ouvre mon âme et je m'ouvre à la tienne."

Lorens56100, "J'écris pour ne pas médire mais me dire " 20 août 2017

Écrire pour se connecter à son âme.
Écrire pour se connecter à son âme.
Écrire pour se connecter à son âme.
Écrire pour se connecter à son âme.
Écrire pour se connecter à son âme.
Écrire pour se connecter à son âme.

Écrire pour se connecter à son âme.

J'écris pour ne pas médire mais me dire.
J'écris pour ne pas médire mais me dire.
J'écris pour ne pas médire mais me dire.
J'écris pour ne pas médire mais me dire.
J'écris pour ne pas médire mais me dire.
J'écris pour ne pas médire mais me dire.

J'écris pour ne pas médire mais me dire.

Voir les commentaires

"R'éveille-moi, c'est bon d'être fou !"

Publié le par Lo riante 💃😀❤

«Bonjour, mon chéri, oh, des fleurs, tu es adorable !

Ta journée s’est bien passée ? Oui, mon chéri, les enfants sont couchés, oui, mon chéri, le dîner est prêt ; oui, mon chéri, je suis une femme simple, pas compliquée, oui, mon chéri, ma vie est formidable, oh, ton bouquet est vraiment magnifique !

Le voisin, est venu m’aider à me changer la roue de la voiture, elle était crevée. Le voisin est venu récupérer le chaton dans l’arbre, le pauvre chaton, il n’arrivait plus à en descendre, il était terrifié. Le voisin est venu réparer la porte du garage, elle était bloquée.

Oh mon chéri, j’espère que tes élèves ne t’ont pas trop fatigué? Oh, mon chéri, je suis une femme simple, pas compliquée; appuie sur le front, je te fais un baiser, appuie sur la main droite, je te fais à dîner, appuie sur les seins, je t’ouvre mes cuisses, appuie sur la main gauche, je cesse de parler, oh, mon chéri, je suis une femme simple, pas compliquée »


N : Sadique !

L : Ce qui me désole le plus dans tout ça, c’est que tu es incapable de remarquer Vivien Toubon; t’as même pas vu qu’il est amoureux de toi, prêt à t’aider à tout moment dès que tu es en difficulté ; évidemment, toi, tu ne vois rien, tu es une plante desséchée, aride, froide, une cruche vide, sans consistance; tu n’as pas même pas vu que je lui fais les yeux doux dès que tu te rapproches de lui, je l’attire de mon regard le plus profond pour qu’il me remarque, moi, la sauvageonne. Mais, il y a cette foutue cage entre nous...

 

Laurence Traineau, Extrait de la pièce de théâtre de "R'éveille-moi, c'est bon d'être fou!", avril2012.


https://livre.fnac.com/a10985919/Laurence-Traineau-R-eveille-moi-c-est-bon-d-etre-fou

 

Pièce de théâtre
Pièce de théâtre
Pièce de théâtre
Pièce de théâtre

Pièce de théâtre

Voir les commentaires

www.Sos-nikemi.com. Pseudo : Loula95

Publié le par Lorens56100

www.Sos-nikemi.com

Loula, blonde généreuse, 33 ans.

"Aujourd’hui, c’est mon anniversaire !"

Je suis une femme très ordinaire de 33 ans, tellement ordinaire que dans la rue, les hommes ne me voient pas, je suis transparente à leurs yeux, ils ne voient qu'une nana quelconque qui ne leur apporte aucun intérêt. La réalité est cruelle, j'assume, je n'ai pas le choix !

Comme tous ceux qui ne trouvent pas l'âme sœur, je surfe sur les sites de rencontres, et même sur les sites de rencontres, je n'arrive pas à sortir du lot, je demeure à jamais empêtrée dans mon marasme, je suis stérile, ma vie ne fleurit pas, célibataire sans enfant, avec en prime un métier plus que médiocre, je suis fonctionnaire, je baigne dans un petit confort dans lequel je m'endors, je suis dans une éternelle vie insipide.

Aujourd'hui, je me dégoûte de moi-même, je n'ai même pas envie de me lever pour aller pointer à mon travail.

Aujourd'hui, c'est mon anniversaire, c'est le gouffre, j'ai 33 ans et je ne plais à personne même pas à moi-même !!

Le téléphone ne sonne pas, au moins ça me donnerait un brin d'énergie pour sortir de mon lit, mais non, il règne ici un silence de mort.

Je décide d'appeler le boulot, je rampe jusqu'à mon téléphone, je vais prévenir que je suis malade, je ne pourrai pas pointer ...

Et si je  me mettais devant l'ordinateur, aujourd'hui, ma vie doit changer, c'est une question de vie ou de mort.

SOS !!!! www.nikemi.com, je décide de faire la rencontre de ma vie.

Qu'est ce que veulent les hommes exactement ?

Je m'informe, je vais sur internet, il existe des forums où on peut échanger sur tous les sujets du monde.

Qu'est ce que veulent les hommes ?

J'apprends qu'ils veulent être exceptionnels à nos yeux : Beaux, intelligents, drôles, bons amants, uniques .... Décidément, ils veulent la même chose que nous.

Qu'est ce qui nous différencie d'eux ?

Ils ont l'instinct de chasseur, nous les femmes nous sommes des cueilleuses, porteuses d'enfants ....Biologiquement, on n'a pas le choix, si les rôles étaient inversés, c'est-à-dire les hommes seraient enceints à notre place, on deviendrait soudainement des chasseuses et certainement des excellentes chasseuses

A brûle pourpoint, je décide de me transformer en chasseuse sans pitié, les hommes doivent impérativement mordre à l'hameçon, aujourd'hui, j'ai 33 ans, super bien foutue, blonde à forte poitrine et les fesses n'en parlons pas, elles sont superbement rebondies mais ça les hommes ne le voient pas parce que je m'habille comme un sac à patates depuis mon adolescence. Je n'ai jamais osé être sexy, je suis le genre un peu coincé, complexé, tout pour déplaire aux hommes, je suis lâche, je fuis ma féminité.

Le 9 avril, jour de mes 33 ans, je me travestie en véritable femme, je renais en tant que femme, je suis née fille et aujourd'hui,  je suis enfin une femme. Aller courage, je n'ai rien à perdre puisque je suis déjà morte en tant que fille alors laissons la femme être une bonne fois pout toute une femme dans sa globalité, dans l'essence même de ce qu'elle est.

Mais qui suis-je en femme ?

Une sans pitié ? Non ! Une ravageuse ? Non ! Une Insoumise ? Oui ! Une Féministe ? Non- Oui, je ne sais pas, je n'ai rien contre les hommes à vrai dire, c'est le système patriarcal dans lequel je vis qui me hérisse le poil (le peu que j’ai) !

Je suis probablement une femme friande, amoureuse, espiègle, et attachante qui ne demande qu’à être attachée aux mille délices de la vie paradisiaque et de « l’amour vrai » qu’un homme pourra m’apporter.

J'avance à petit pas, je commence, je pianote, je m'inscris à :

"www.Sos-nikemi.com ", ce fameux site qui fait sensation dans mon entourage, tout le monde en parle, alors pourquoi pas ! Ce n'est pas gagné, je dois sortir du lot. Qu’elle doit être ma stratégie ?

Je réfléchis, je suis certes transparente mais je suis pleine d'imagination, j'ai ça pour moi, à force de me coucher seule dans mon lit, j'ai eu le temps d'utiliser mes neurones pour embellir mes nuits.

Donc, je réfléchis ....... J'ai trouvé, enfin !!  J'ai trouvé mon annonce accrocheuse, je n'oublie pas, j'ai affaire à des narcissiques chasseurs ou plutôt le contraire des chasseurs narcissiques.

" A celui qui sera le plus déroutant, le plus surprenant, le plus déstabilisant, le plus aventureux et le plus attentionnés, je lui offrirai le meilleur ...."

Ce sera quoi le meilleur ? Ma fraîcheur ? Mon corps de rêve inexploité ? Mon temps ?

Mes sourires? Mon attention ? Mon regard de louve ?

Ne t'inquiète pas Loula, le meilleur est à venir ....

Je m'inscris donc à " Nikemi ", je me décris : 1m 71, 55 kg, les yeux verts /

noisettes, d'allure normale, style décontracté, j'aime le sport, les voyages, la lecture, la musique, le cinéma, tout m'intéresse, je recherche un homme d'allure normale, je le veux exceptionnel, brillant, époustouflant,  idéal, en un mot. J'envoie une photo de moi

habillée dans une robe super moulante mettant en avant mes seins généreux et mes fesses rebondies.

 Ça y est, la machine est lancée, Loula apparaît dans toute sa splendeur dans la boîte virtuelle, je ne suis pas une bouteille à la mer mais une énergie électrique dans le monde de l'informatique, je me laisse porter par le courant.

Non, pas déjà, tout de même !!! Voilà, un poisson qui a mordu, oh, il est beau en plus (je le vois à la photo) !  Il veut discuter avec moi.

Ok, j'attrape le mordu.

" Alors, le bel Apollon, tu as dérivé jusqu'à moi,  sens tu au fond de toi, être cet homme exceptionnel que j'attends désespérément ? "

" Tu m'as l'air bien chaude ma jolie, tu peux faire de moi tout ce que tu voudras, je suis ta chose, ton esclave .....

Merde, je n'avais pas prévu ce style de débordement !

" Ok, bel Apollon, je ne doute pas de tes talents, je ne recherche qu'un homme et si possible, j'aimerais qu'il soit libre et non enchaîné, salut "

En voilà, un autre ...

« Salut ma Belle, j'ai envie de te rencontrer, tu dois être certainement supé bonne .... »

Je passe le croustillant.

Je me trouve dans un film porno ou quoi ?

Ah, un autre poisson !

" Super, ton annonce, j'ai adoré ! Qui se cache derrière cette annonce originale et accrocheuse ? "

" C'est Loula ! "

" Enchanté Loula, je m'appelle Alan "

Son pseudo, c'est "Pêcheur56», franchement, il m'inspire !

Eh , là , c'est moi qui devient le poisson à mon tour pris dans les mailles de ses filets, je ne l'avais pas non plus prévu .

C'est là que tout se complique parce qu'en plus du beau "Pêcheur56», il y a les poissons qui se pointent  par dizaines, je ne sais plus où donner de la tête, je suis sens dessus dessous. Stop, STOP  !!!!!

SOS, je n'en veux pas tant pour mes 33 ans.

Je me recentre, où es Pêcheur56 ?

Me voilà prise au piège, je suis poursuivie, harcelée, sens dessus dessous, survoltée, mon système nerveux est parcouru par un courant électrique que je ne contrôle plus, mais alors plus du tout ! Que faire ? M'arrêter là ou m'aventurer dans une aventure virtuelle dans laquelle je me noie, je coule et je m’enfonce,  à cette allure, je vais toucher le fond plus vite que prévu, c'est sûr !

« Pêcheur56», au secours, help, je t'envoie un SOS en vitesse, il ne répond plus.

Mais où est-il passé ?

Je suis exaspérée par cette boîte virtuelle, je dois cliquer sur le profil de ceux qui m'ont contactée, apparaît leur profil détaillé.

« Beau Pêcheur56 », te voilà enfin !!!

 « Re-bonjour Alan ! »

«  Re-bonjour Loula ! »

« Aujourd’hui, j’ai 33 ans et j’aimerais fêter mon anniversaire avec un homme sympathique, intelligent, jeune, charmant, élégant, tendre, attentionné, libre et enjoué. Penses-tu que ce soit un souhait réaliste ? ».

« Loula, je serai ravie d’exaucer ce souhait, je ne suis pas parfait, loin d’être idéal, je suis juste moi et je me trouve parfait comme cela, si tu acceptes de partager la soirée avec moi, je serai cet homme attentionné, sympathique, jeune, charmant, élégant, enjoué et entièrement libre pour toi pour un soir, deux soirs, la vie entière si la magie et la chance se mettaient à frapper à notre porte ».

J’en ai le souffle coupé, eh bien, Alan est un homme surprenant. Serais-je à la hauteur ?

Je me sens soudainement affolée, affolée d’être une gourde, une femme factice derrière son ordinateur, son écran sur-protecteur, derrière lequel je suis ingénieusement armée par mon audace artificielle et mon affirmation truquée.

Derrière mon univers virtuel, je ne suis qu’une complexée mal dans sa peau qui a peur de tout, qui ne prend jamais de risque de peur de dévoiler la lamentable minette qui n’a pas grandi.

Je ne sais plus quoi écrire, dois-je accepter, dois-je prendre le risque de dire « oui » à sa proposition et de me montrer telle que je ne me suis jamais vue, c’est-à-dire, en vraie femme ?

Oh, lalalalalala, oh, lalalalala, ouille, j’ai la trouille, mais la grosse trouille de ma vie !

Quoi ? Qu’est-ce qu’il me demande ? Là, tout de suite ? Le voir, en chair et en os ? Mais, ça fait une éternité que je n’ai pas parler à un homme surtout de cette espèce là.

Il me demande de prendre le risque de me lancer dans l’aventure de la vie, celle que je ne me suis jamais autorisée. Sait-il que je pourrais me perdre dans les méandres d’un monde inconnu auquel je n’ai jamais su faire face ?

Mais il n’imagine même pas à quel point il me demande l’impossible, je suis pétrifiée à l’idée de devoir lui montrer une femme, et non la morte/vivante derrière sa burqa qui est celle que je connais si bien, elle m’est tant familière.

Quoi ? Ce soir, je vais devoir me débarrasser de mes pulls trop grands et trop larges, mes pulls, mes doux doudous que j’aime à porter sans me lasser.

Quoi ? Mais sans mes pulls, je me sentirai toute nue, oh, mais qu’est-ce que je vais me mettre pour ressembler à une femme, je n’ai même pas un jean moulant dans mes placards.

C’est la catastrophe, dans quel guet-apens me suis-je mise toute seule ?

Aujourd’hui, j’ai 33 ans, je suis une handicapée de l’amour, une morte/vivante, enfermée dans ses mensonges et ses trouilles. Je ne suis jamais sortie de ma boite virtuelle pour affronter le monde réel.

Ce soir, je nage en pleine mer et me laisse pêcher par « Pêcheur56 ».

Mais à quelle sauce va-t-il me manger ?

« Alan, ce soir, j’ai un imprévu, finalement, je viens d’avoir un coup de fil de maman, elle m’invite au resto, tchao, à bientôt ».

Lorens56100,"www.Sos-nikemi.com", avril2011

 

Aujourd’hui, c’est mon anniversaire !
Aujourd’hui, c’est mon anniversaire !
Aujourd’hui, c’est mon anniversaire !

Aujourd’hui, c’est mon anniversaire !

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>