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conte-moi!

"Maman poule et poussin coq"

Publié le par Laurence Traineau

Maman poule et poussin coq.


Là où vous voyez un sublime irrésistible coq fier comme un pou, moi je vois juste un poussin apeuré et gâté.


Je l'observe et avec mes yeux de "scruteuse" de l'Inconscient, je m'amuse à peindre dans ma tête la scène complète avec la partie visible, la scène et la partie non visible, celle qui se passe derrière, dans les coulisses du théâtre de la vie, et je dépeins tout ce qui peut animer un poussin qui se prend pour un coq irrésistible et une maman poule qui se prend pour une poule irremplaçable. 


Le poussin à l'allure de coq majestueux ne peut se passer de maman poule.

Si elle lui échappe, il passe à la suivante.
Il veut faire de celle qu'il a choisie sa maman poule maîtrisable.
Elle est là pour s'occuper de lui et lui donner beaucoup de plaisirs.
Si toutes les conditions ne sont pas réunies, il en repère une autre plus docile.


Il évite les indomptables, il est malin, il repère vite celles qui sont maîtrisables. C'est qu'il est rusé comme un renard notre charmant coq.
C'est amusant pour lui de pouvoir jouer au chat et à la souris quand on est un poussin qui se prend pour le plus beau et le plus fort
des coqs.  Sa souris sensible à son sublime plumage est sous son emprise.

Mais dès que sa maman poule commence fermement à refuser ses caprices, il n'est pas content mais pas content du tout et il la remplace aussitôt par celle qu'il avait repérée, mine de rien.
Le poussin coq ne supporte pas la frustration et maman poule culpabilise dès qu'il est malheureux.

"Oh, mon pauvre poussin coq, mais c'est qu'il est malheureux sans l'amour immense et les innombrables soins de maman poule !!!"


Mes poulettes, si vous voulez éviter celui qui se prend pour un superbe coq qui aime se coller à vous, il est temps de cesser de vous prendre pour une maman poule.
Vous aussi, vous êtes collée à lui. Vous ne pouvez vous passer de votre rôle qui vous colle maintenant tant à la peau !
Et si vous arrêtiez de jouer un rôle qui vous rend coupable et responsable du bonheur de votre poussin.


Laissez-le se débrouiller tout seul dans sa basse cour.
Les poulettes, il serait temps de grandir et d'aimer dans la joie et non dans le sacrifice.
Qui a décrété qu'il fallait souffrir et se sacrifier pour aimer ?

Non, non, moi, je choisis de croire que l'amour, ce n'est pas d'être enfermée dans une triste basse cour pour toujours.
Pour moi, aimer, c'est un élan de vie, une énergie libre et créatrice et rien de plus. Cela nous anime de l'intérieur.


Allez mes poulettes, laissez votre poussin grandir.
Il en a tant besoin et vous aussi.
Occupez-vous de vos affaires pour ne pas dire de votre derrière déplumé.
Ben oui, il vous a bien plumé pour ne pas dire un mot bien plus grossier.
Zou, mon joli poussin envole-toi !
Maman poule part en voyage, faire le tour d'elle-même pour quitter à jamais sa triste et petite basse cour pour se reconnecter à son âme d'enfant.


Ben oui, l'espace du théâtre de la vie est illimité et les rôles à jouer infinis !
Ça vous fiche la trouille, les grands espaces ?
Je vous rassure, à moi aussi.
Oui, j'avoue je me suis prise souvent pour une maman poule qui a eu peur de sortir de sa confortable basse cour.


Mais comme dirait si bien ma grand-mère, "le confort, c'est la mort".
Ah, je l'aime ma grand-mère !
C'est une visionnaire qui a su utiliser ses ailes pour voler haut dans le ciel. Ah, je l'aime ma grand-mère ! Elle m'apprend à fortifier mes ailes et à voler haut pour quitter à jamais ma volière.

Lorens56100

"Maman poule et son poussin coq", le 11 septembre 2017

Maman poule prend son envol.
Maman poule prend son envol.
Maman poule prend son envol.
Maman poule prend son envol.

Maman poule prend son envol.

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Les maquereaux

Publié le par Lorens56100

Au pays des maquereaux pour rassembler tous les poissons en banc non anarchique, qui n'en feraient qu'à leur tête et partiraient tout azimut, une stratégie est utilisée pour mettre de l'ordre dans cette anarchie frénétique.

Cette stratégie est infaillible.

Elle a un effet hypnotique qui paralyse le système lymbique.

Il suffit d'utiliser la stratégie des trois supers M.

Super meneur.

Super mené.

Super menaçant.

Sortis du banc, les maquereaux ne sont plus admis dans le banc de poissons, ils sont rejetés et condamnés à être mangés par plus grand qu'eux.

Au banc des maquereaux, un poisson seul est une proie visiblement trop facile à croquer.

Ainsi chaque poisson obéit à la loi des trois supers M.

Et ils sont fiers d'être menés par un super meneur qu'ils ont choisi.

S'ils deviennent trop agités, les super menaçants interviennent et ils rassemblent les pauvres égarés écervelés.

Un super Mené qui deviendrait trop agitateur est un danger pour le banc de poissons, il amène le désordre donc un danger inévitable pour les siens apeurés.

Ainsi au banc des maquereaux, pas de faux pas, tous les poissons sont des super Menés obéissant à la loi des trois super M.

Ils sont fiers de se protéger les uns les autres contre les dangers extérieurs.

Et pour y arriver, impossible de s'aventurer seul pour découvrir l'océan rempli de prédateurs méchants.

Le rassemblement dans le même banc est leur seule sécurité pour exister.

Ils ne savent pas que l'océan est immense et qu'il existe d'autres lois pour échapper aux dangers.

Par exemple, il existe la stratégie du partenariat, devenir l'ami d'un plus grand que soi qui sert de bouclier contre tout danger.

Des stratégies de survie, il en existe des milliers dans les océans.

Seuls les curieux qui sont sortis du banc le savent puisque certains d'entre eux sont encore en vie et s'amusent et nagent en toute liberté et sont amis avec des espèces différentes en toute sécurité.

Et en plus, ils vivent plus longtemps.

Au lieu de 5/10 ans, ils peuvent vivre jusqu'à 20 ans.

Au pays des maquereaux, on dit que l'espérance de vie est de 5 ans.

Erreur, à l'extérieur du banc un maquereau à une espérance de vie de 15 ans voire plus s'il est rapide et intelligent.

Mais au pays des maquereaux, la curiosité est un vilain défaut.

Au pays des maquereaux, l'obéissance est toujours récompensée par la promesse de la sécurité longue durée.

Mais depuis que les hommes se sont mis à fabriquer des bateaux et des filets, le banc de poissons est devenu une stratégie qui a montré ses failles pourtant rien à faire, les maquereaux sont convaincus que c'est la loi des trois super M qui les sauveront de leurs pires ennemis qui sont sans pitié pour les capturer par milliers.

C'est ainsi que les maquereaux se sont fait croire que nager en banc de poissons pendant 5 ans de leur vie, c'était le paradis.

Mais qu'est-ce que l'on se fait ..... !!!

Lorens56100 

"Au pays des maquereaux"

24 octobre 2020

Au pays des maquereaux

Au pays des maquereaux

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Les humazailes

Publié le par Lorens56100

Je m'appelle Agora.
Je vais vous raconter l'histoire de mes ancêtres.

Il était une fois au pays des humazailes, des hommes et des femmes qui savaient voler haut dans le ciel.

Les humazailes étaient une ancienne tribu d'Afrique de nos ancêtres.
Ben oui, nous venons de la même source, nous sommes des homo sapiens sapiens avec deux bras, deux mains, deux jambes, deux pieds, deux yeux, deux oreilles, deux narines, deux reins, deux myocardes et des milliards autres particularités similaires imprimées dans nos cellules.
Nos ancêtres savaient voler haut comme des oiseaux.
À l'époque tout était gratuit, il suffisait de tendre la main pour manger.
J'aime à les appeler les humazailes.
Pourquoi ce nom ?
Parce qu'ils étaient rarement au sol, ils se déplaçaient principalement d'arbre en arbre.
Ils étaient aussi agiles qu'un singe et légers qu'un papillon.
Leur âme était sans lourdeur sans rancœur, ils jouissaient d'être en vie. Tout les émerveillait, leur cœur était toujours en fête.
Chaque jour était une occasion de célébrer la vie sur cette terre imprévisible, abondante et intrigante.
Ils se balançaient de liane en liane pour s'abreuver de gourmandises acidulées et sucrées, des fruits de toutes les formes et de toutes les couleurs, un enchantement pour les yeux et les papilles.
La vie n'était pas sans danger, les prédateurs rôdaient souvent, trop souvent d'ailleurs, c'est la raison pour laquelle leur abri était dans les branches les plus hautes.
Le danger d'être dévorés par un lion ou une autre espèce carnivore les poussait à s'abriter dans les hauteurs sur les branches les moins accessibles.
D'où l'expression "prendre de la hauteur" pour sortir d'un conflit.
Les humazailes étaient futés et aguerris, agiles, puissants et joyeux.
Ils passaient leur journée à rire et s'amuser.
Ils pouvaient parfois pleurer après la mort de certains de leurs congénères mais cela ne durait guère longtemps, la mort faisait partie du quotidien. C'était ainsi, la naissance, la mort, les deux faces d'une même pièce, la vie en ébullition, la vie tourbillonnante, la vie imprévisible, la vie toujours changeante.
Il savait que la mort était indispensable pour jouir de l'abondance des offrandes de la vie qui se multipliaient grâce au cycle vertueux de Mère Nature.
Manger et être mangé pour s'émerveiller du spectacle vivant de la mère-veilleuse terre bleue et verte.
À l'époque des humazailes, la Terre était particulièrement verte envahie par des forêts majestueuses et foisonnantes.
Le jour où les humazailes se sont mis à marcher et se redresser pour conquérir les océans bleus, ils ont cessé de voler et ils se sont mis à construire des barques pour naviguer et pêcher, c'est qu'ils étaient intelligents ces humazailes mais certains d'entre eux ont voulu voir de l'autre côté de l'horizon et depuis, leur âme est devenue toujours plus curieuse et aux aguets, les prédateurs imaginaires et réels rôdant toujours par milliers autour d'eux.
Depuis qu'ils ont quitté les arbres pour construire des abris à même le sol et des bateaux, ils ont malgré eux fini par se dés'unir et à changer de couleur de peau selon les continents et, ils se sont mis à parler des dialectes et à utiliser des moyens de communication différents et à bâtir des monuments et des coutumes.
La nourriture est devenue plus fade et dénaturée et rien n'est plus gratuit comme avant, il faut depuis trimer et tricher pour gagner des deniers.
Les humazailes ont leur à coupé leurs ailes et leur rire à gorge déployée aussi.
Ils doivent apprendre un métier ou chaparder pour manger et se protéger.
Ils paient des abris et des assurances vie.
Les homo sapiens sapiens sont devenus de simples humains dém'unis.
Ils sont sérieux et moroses, ils ne savent plus s'amuser le coeur léger comme leurs ancêtres qui savaient rire d'un rien et s'unir pour survivre et jouir de l'abondance de l'existence.
Maintenant, ils ont besoin de potion magique pour se sentir légers et reliés.
Je sens bien que mes ancêtres les humazailes sont dans mes cellules toujours en fusion, en effervescence mais enfermée dans des murs d'acier, j'ai peur de m'envoler.
Je n'ai pas appris à voler haut dans les airs.
Je suis Agora, j'ai la phobie des oiseaux, des papillons et du monde entier.
J'ai peur de vivre léger et de me dé'chaîner.
Je suis un humain à qui on a coupé ses ailes.
Je suis sans zèle.
Enfermée dans un bunker.
J'ai créé mon enfer.
Je suis un humain qui passe ses journées tétanisé, atterré sur mon plancher glacé.
Je m'appelle Agora, j'ai peur de m'envoler comme mes ancêtres.
Les humazailes.

Lorens56100 

"Les humazailes" 8 juillet 2020

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Au pays des superwomen sacrées et sacrifiées

Publié le par Lorens56100

Au pays des superwomen sacrées et sacrifiées"!
🦸‍♀️

Dans mon pays, je suis considérée, je suis estimée, je suis glorifiée, je suis sacrée.
J'ai une mission, c'est de contourner tous les obstacles, de surmonter toutes les épreuves, et de me relever sans cesse malgré les chutes et les rechutes.
Je m'appelle Borelia, je suis une superwoman sacrée.
J'ai plein de pouvoirs dont celui de lire dans les pensées des autres et aussi celui de faire mille choses à la fois sans jamais me plaindre ni me fatiguer.
Je suis une superwoman sacrée.
Je sers les dents et en avant, rien ne peut m'arrêter même pas la souffrance ni même la mort.
Je suis super puissante, je suis admirée, je suis récompensée, je suis encouragée à poursuivre ma destinée.
Je suis belle, grande, généreuse et courageuse, je suis sacrée.
J'ai 33 ans et aujourd'hui, même si je suis clouée au sol à cause d'une grave maladie qui me paralyse, la sclérose en plaque, je reste digne, je continue d'être une superwoman sacrée. J'autorise la médecine à me prélever des organes sains non sclérosés.
Je me suis sacrifiée pour les aider dans leur avancée et le bien-être de la collectivité.
J'ai fait le choix d'offrir ma vie et mes organes, et ainsi, j'obtiendrai le titre de superwoman sacrée et je serai applaudie en héroïne, une femme qui a donné sa vie pour sauver celle des autres. Je me suis pliée en plaques et en quatre pour servir ma collectivité avec fierté.
Je suis Borelia, je suis née pour être sacrifiée.
Je suis sacrément honorée.
Je donne ma vie.
Et dans mon pays, je suis admirée.
C'est ainsi que j'ai été créée.

Lorens56100 "Au pays des superwomen sacrées et sacrifiées"🦸‍♀️

Le 25 avril 2020

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Au royaume des guerriers sans pitié.

Publié le par Lorens56100

J'ai été dans mon royaume un petit garçon adoré par mes parents qui m'ont tout donné pour que je devienne un futur adulte fort et musclé.


j'étais éduqué pour être un guerrier sans piété.
Plus je travaillais dur à la tâche plus j'étais admiré.
Nous étions deux frères qui aimaient tester notre force auprès des autres guerriers du royaume et à la grande fierté de nos parents, nous étions toujours les plus forts et personne ne pouvait nous dominer. Nous nous sentions tels des Dieux.
On était tellement puissants que nous pensions être invincibles jusqu'au jour où un guerrier d'un autre royaume me brisa un de mes genoux sans pitié, et à partir de ce jour maudit, je ne pouvais plus aller au champ de bataille tester ma force et mon courage.
J'étais redevenu un simple humain diminué. Et être sans mon statut de guerrier, on ne m'y avait pas préparé.
Pas préparé à ne plus combattre contre mes ennemis guerriers sans pitié.
Par réflexe, je me suis tourné vers d'autres ennemis, et je me suis mis à vouloir maîtriser les princesses de tous les royaumes et franchement, c'était bien trop facile. Dès qu'elles m'offraient leur coeur, elles étaient aveuglées par l'amour que je leur promettais. Pourtant, je m'ennuyais vite à ce petit jeu dans lequel elles cédaient à tous mes caprices, alors je les faisais souffrir dans l'unique but de leur déclarer la guerre et là enfin avec elles, je me sentais être à nouveau invincible tel un dieu dans son royaume où mes ennemies usaient de toutes leurs ruses et stratégies de princesse pour ne jamais me décevoir ni me déplaire.

La guerre entre nous se terminait toujours par des larmes et des cris. Je finissais par les quitter en leur prouvant qu'elles étaient folles et ingrates de se montrer si cruelles envers moi alors qu'elles me disaient m'aimer.
Je gagnais à tous les coups. En les quittant, elles s'accrochaient à moi, elles n'aimaient que moi, moi ce Dieu qu'elles adulaient. Elles ne pouvaient plus se passer de moi. Et ce petit jeu m'amusait follement, cela me montrait à quel point, je maîtrisais toutes mes ennemies. J'étais bien ce dieu invincible admiré dont les femmes ne pouvaient se passer. Je créais en elles un tel désordre psychique que je faisais d'elles ce que je voulais.


Et à nouveau, la vie me mit à l'épreuve.

Un soir d'hiver, je suis tombé nez à nez sur une femme qui croisa mon chemin.
Elle était connue dans mon pays pour avoir la réputation d'être une solitaire en quête de vérité. J'allais lui montrer à cette effrontée qui était le maître dans mon royaume et qu'elle fut ma surprise quand je découvris qu'elle était imprévisible. Elle ne réagissait ni à mes stratégies ni à mes attaques. Elle restait calme, ancrée, bien alignée, rien ne la perturbait, elle demeurait égale à elle-même, douce et sensible. Cette dernière me donnait du fil à retordre.
J'avais beau vouloir la blesser, la fragiliser, c'est elle, au final qui perturbait ma structure mentale.
Je sentais que si je poursuivais mon jeu avec elle, c'est elle qui m'ébranlerait et je ne pouvais pas prendre ce risque.

J'étais un guerrier invincible pas un homme qui s'abaisse devant une femme.
Je décidai donc de la quitter sur le champ pour la déstabiliser et lui montrer qu'elle n'était rien à mes yeux.

Contrairement, aux autres princesses, cette femme solitaire ne m'a ni retenu ni déclaré la guerre.
Elle me fit comprendre que chaque être humain sur cette Terre a la responsabilité d'assumer sa liberté, et de respecter celle des autres.
Elle m'aimait et m'aimer, c'était pour elle, me vouloir libre.
Je sais que cette femme ne m'a pas admiré mais profondément aimé, pourtant, j'ai été sans pitié avec elle, j'ai même eu plaisir à la faire souffrir en la faisant disparaître de ma vie.

Oui, je l'ai jetée comme on jette un vieux jouet rouillé.


Elle ne pouvait pas me retenir puisqu'elle me voulait libre.
Elle savait d'instinct que j'étais prisonnier de mon armure et que l'amour à deux est une mise à nu.


Ma quête aujourd'hui n'est plus de combattre des ennemis imaginaires mais de briser mon armure de guerrier sans pitié.
Tant que je la garderai, je ne serai pas capable de me relier aux autres ni de les aimer.


Les clés pour y arriver ?
Cesser de me raconter des histoires de méchants et de gentils en m'imaginant que les autres autour de moi veulent me massacrer.
Être désolé aussi d'avoir brisé des coeurs au lieu de mon armure afin de ne jamais perdre la face.


Par orgueil dans mon pays, on est prêt à tuer frères et soeurs pour sauvegarder son honneur.


J'ai tué en moi ma propre humanité par peur de perdre mon statut de guerrier sans piété que l'on a toujours admiré dans mon royaume depuis que je suis né.

Lorens56100, "Le guerrier sans pitié", 26novembre2017.

 

À la recherche de la Vérité.
À la recherche de la Vérité.
À la recherche de la Vérité.
À la recherche de la Vérité.
À la recherche de la Vérité.

À la recherche de la Vérité.

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"Le rat, souris"

Publié le par LORENS56100

"Le rat-souris"

Le rat qui se prend pour une souris.

Derrière une jolie souris séductrice se cache parfois voire malheureusement souvent un rat qui vous utilise pour glorifier son ego meurtri.
Il a besoin d'être flatté.

Évitez qu'il s'intéresse à vous. Cela vous évitera bien des embar/rats.


Pour repérer un imposteur rat qui se prend pour une souris, c'est facile, il a besoin des autres et de faire valoir pour se glorifier et se donner une consistance. Il est dépendant de vous.
Il vous fait croire que c'est vous qui avez besoin de lui et le pire c'est qu'il y arrive.
Vous tombez trop souvent dans le panneau parce que vous aussi vous êtes dépendant et ça il l'a bien senti.
Il n'y a pas de hasard que des souris-rats inconscients, englués dans leurs illusions.
Qui est l'imposteur ? Moi, toi, il, elle, vous....
Tout le monde tant que les souris-rats n'ont pas réussi à se sevrer de leur besoin compulsif à s'en-chaîner.


Le souris-rat est tout sauf libre, honnête et mature.
Le rat se fait croire d'être une mignonne grande souris aimante alors qu'il n'est qu'un petit rat effrayé qui se ment à lui-même donc aux autres.


Quitter sa peau de rat qui se prend pour une souris, c'est quitter son besoin irrépressible de tromper son monde.
Je commence par moi, je fais mon mea culpa et je décide d'être honnête avec moi-même, moi aussi, je me suis prise pour une mignonne petite souris alors que je suis comme tout le monde, petite et grande à la fois, fragile et forte, nulle et fabuleuse, rien et tout, triste et joyeuse, gentille et méchante, dépendante, indépendante, aimable, détestable, et rat....!!!

Allez souris hé, il suffit de se regarder en l'autre pour bien se voir et se voir sourire, c'est plus séduisant, non ?

Lorens56100"Le rat souris", le 26 septembre 2017

 

Souris hé !
Souris hé !
Souris hé !
Souris hé !
Souris hé !
Souris hé !
Souris hé !

Souris hé !

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La peur au ventre !

Publié le par Lorens56100

Il était un pays où régnait la peur au ventre et pour y survivre, il fallait toujours se soumettre au système pour ne pas s'attirer d'ennuis. Il suffisait de dire "Oui" et les ennuis disparaissaient par magie.
-Mme Truchemuche, venez demain dès 6h car Mme Pipemot est mutée à saint-Mirto.
"Oui, Mr le directeur, je serai à l'heure !"
-Et merde, j'avais prévu une sortie avec Marie Jeanne et de me lever tard pour une fois ! Je vais de ce pas écouter ma mélodie préférée qui me répète en boucle que je suis chanceuse de mon sort puisque je suis un trésor désiré par France et Victor, tes parents adorés, mon bébé".
Et voilà, Mme Truchemuche, grâce à cette douce mélodie magique, elle ne ressentait plus la colère rugir en elle. La colère est selon les habitants de son pays un poison mortel qui accélère le vieillissement et la misère.
Il faut savoir que dans ce pays, les habitants sans loyer signent leur arrêt de mort sur le champ.
Dans son pays, la nuit est sans pitié pour les "sans loyer".
Le froid, la maladie, les animaux errants... les entraînent droit en enfer.
Alors, tout le monde se tient à carreaux et ne pipe mot.
Mais un jour Mme Truchemuche avait oublié de fredonner les paroles calmantes de sa chanson préférée que ses parents lui chantaient depuis qu'elle était née, elle préféra se coucher sans y penser.

Tous les matins, elle était à 6h au travail à la société Tulorat faire du ménage.
Pas le ménage des sols, des vitres et des poubelles, non, elle devait passer à chaque ordinateur pour vérifier les données de chaque employé de la société. Cela lui prenait trois heures.
Après, elle allait à son bureau nettoyer tous les fichiers des clients dernièrement décédés ainsi que les clients embarrassants qu'il fallait jeter car ils devenaient trop chers pour la société.
Mme Truchemuche se chargeait de les appeler pour les virer. La Société Tulorat était une mutuelle de santé.
Ce même soir Mme Truchemuche s'endormit sans sa douce mélodie et l'inattendu se présenta, elle se réveilla à 10h le lendemain matin au lieu de 5h.
Elle appela aussitôt son médecin pour lui faire part de l'incident. Elle était affolée.
Cela ne lui était jamais arrivé.
Il lui fit un arrêt pour deux jours, elle devait se reposer.
Soulagée, elle se recoucha en oubliant encore de fredonner sa douce mélodie et retourna au travail trois jours après en se sentant changée.
Quelque chose clochait en elle, elle se mit à se questionner sur le sens de sa destinée et c'est là que les ennuis ont commencé.
Subitement sont apparues des nausées et une perte de son appétit, une lourdeur au coeur qui la réveillait toutes les nuits en sueur.
Elle appela à nouveau son médecin qui lui prescrit aussitôt des calmants mais au lieu de la soulager, ils lui provoquèrent des diarrhées. 
Et un jour, la société Tulorat l'a renvoyée, elle devenait gênante pour la société.

Souffrant en permanence dans son corps, elle ne trouva pas de nouveau poste, aucune société ne voulait d'elle et elle se retrouva à la porte de chez elle plusieurs mois après.
Son propriétaire anticipa les problèmes de loyer non payé.
Il la chassa de l'appartement meublé en lui laissant juste le temps de prendre ses valises et s'en était fini pour elle d'être à l'abri dans un douillet foyer.
Elle venait de s'installer dans cette ville où elle ne connaissait pas un chat pour l'héberger, ce qui lui aurait permis de se retourner.
Et là, elle allait devoir se confronter aux portes de l'enfer.
N'ayant presque plus un kopeck, elle avait juste de quoi s'acheter des vêtements chauds, une bonne paire de chaussures et un sac à dos où elle mit serviettes, gants, trousse de toilette, de quoi boire et manger. Elle décida malgré la peur au ventre et les douleurs permanentes de quitter la ville et de traverser le pays en courant pour retrouver l'océan à l'autre bout du pays.
Étrangement, elle ne croisa pas l'enfer, rien de cela. Au contraire, son corps se mit à se détendre et lui sourire.
Mais pourquoi la mélodie depuis qu'elle était née, l'avait-elle quittée?
C'est pourtant grâce à elle qu'elle retrouvait toujours le réconfort et le confort depuis la mort de ses parents, France et Victor.
En perdant travail et loyer, elle découvrit enfin le monde et surtout la joie de vivre.
Depuis toujours, elle était convaincue que le confort était le bonheur garanti alors que la joie, elle venait de la découvrir dans l'inconfort du dépouillement de soi.
Tous les "sans loyer" vivaient dans des sous-sols qui menaient aux portes du Paradis.
On pouvait y dire "Non" et chanter n'importe quelle mélodie. Tout le monde souriaient, chantaient, dansaient.

Ici, leur force était l'entraide et non l'esclavagisme du capitalisme.

Moralité, le confort, c'est la mort assurée et l'inconfort, une vie plus trépidante avant la mort.
Quoique l'on fasse, on va tous mourir.
Alors autant mourir de rire.

 

Lorens56100, "La peur au ventre", 10 décembre 2017

Mourir de rire.
Mourir de rire.
Mourir de rire.
Mourir de rire.
Mourir de rire.
Mourir de rire.
Mourir de rire.
Mourir de rire.
Mourir de rire.

Mourir de rire.

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"Au pays des gentilles filles dociles"

Publié le par LORENS56100

Au pays des gentilles, dociles et parfaites filles parce que c'est comme ça qu'on les aime.
Ne dit-on pas que c'est en forgeant qu'on devient forgeron ?

Ben moi, je me suis dit qu'à force de vouloir être gentille, docile et parfaite, je finirai vraiment par l'être.


J'ai donc appris dans mon pays à être une gentille fille parce que par ici, on n'aime pas les méchantes.
Donc, la méchante en moi, je l'ai mise au placard fermé, verrouillé parce que ici, ce n'est pas bien de la montrer. Mais alors pas du tout.
C'est pourquoi je me suis prise pour une gentille, docile et parfaite fille.
Je me suis prise aussi pour superwoman qui règle illico presto, tous les problèmes des autres.
Je me suis prise pour une fée du logis qui astique tout sur son passage, rien ne traîne même pas un grain de poussière, tout est javellisé, aseptisé, rien ne dépasse.
Je me suis prise pour une princesse irréprochable parce que par chez nous, ça fait bien d'être une femme parfaite, mariée à un prince, servi par sa serviable princesse.


Oh, que lis-je : "La femme parfaite est une connasse."
Quoi ? M'aurait-on menti ? 
Mais, je fais comment avec la méchante mise au placard,  parce que moi, je ne veux pas être "une connasse", je veux juste être aimée et ne pas faire de vague, parce que dans mon pays, c'est comme ça que j'ai appris.
Je me prends pour ce que je ne suis pas mais je croyais qu'à force de travailler dur j'allais être récompensée dans le futur.
Et je vois bien que ça ne marche pas, la méchante, elle n'arrête pas de frapper à la porte du placard. Elle me fait mal au crâne.


Quoi ?
Elle veut me parler ?
Non, non, je ne veux pas l'écouter !
Par ici, on n'aime pas les méchantes filles. Tais-toi, reste dans ton placard, tu es méchante et je ne veux surtout pas te voir.
Sale sauvage !


Par chez moi, on aime que les filles discrètes et dociles.
Et, moi, je veux qu'on m'aime.
-Ben oui, dans ton pays, on t'aimera ma fille mais sous conditions.
Oh, l'imposture!
On m'aurait donc menti, dans mon pays. La méchante ne serait pas si méchante que ça?
-Non, elle est ton alliée pour t'aider à te dé/chaîner.
Et la liberté, ça s'apprend aussi ? Et ça m'apporte quoi la liberté si on ne m'aime pas dans mon pays ?
-Moins de fatigue et moins de migraines, et surtout moins de lourdeur au coeur qui plombe ta bonne humeur. Tu n'as plus qu'à faire ce qu'il te plaît et à bien t'amuser, ma fille ! Et surtout évite ceux qui se prennent pour des princes charmants parce qu'ils n'existent pas dans la vraie vie et surtout, ils te font beaucoup pleurer.


Et l'amour pour de vrai, ça existe ?
-A toi, d'être vraie. Mais pour y arriver, ça te demandera du courage et de l'audace pour te confronter à la méchante que tu as muselé pendant tant d'année.
Bonne chance à toi, ma fille mal aimée.

Lorens56100, 31 Août 2017, "Au pays des gentilles filles dociles"

Au pays des gentilles, dociles et parfaites filles parce que c'est comme ça qu'on les aime.
Au pays des gentilles, dociles et parfaites filles parce que c'est comme ça qu'on les aime.
Au pays des gentilles, dociles et parfaites filles parce que c'est comme ça qu'on les aime.
Au pays des gentilles, dociles et parfaites filles parce que c'est comme ça qu'on les aime.
Au pays des gentilles, dociles et parfaites filles parce que c'est comme ça qu'on les aime.
Au pays des gentilles, dociles et parfaites filles parce que c'est comme ça qu'on les aime.
Au pays des gentilles, dociles et parfaites filles parce que c'est comme ça qu'on les aime.

Au pays des gentilles, dociles et parfaites filles parce que c'est comme ça qu'on les aime.

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La source, une douce mélodie.

Publié le par Lorens56100

Il était une fois un jeune comte, Hugo et une jeune comtesse, Viviane qui s'aimaient d'un amour profond mais ils n'avaient jamais osé se l'avouer car dans leur royaume, l'amour était considéré futile. C'était un sentiment réservé aux esprits faibles. Selon les sages du royaume, les sentiments étaient vains puisqu'ils n'apportaient rien de concret ou de raisonnable. Il était impossible de se fier à des sentiments amoureux qui ne sont que la conséquence d'une pulsion passagère.
Donc nos deux jeunes tourtereaux ne s'avouèrent  jamais leur sentiment réciproque au risque de ressentir le déshonneur et la honte.

Les années passèrent et comme voulaient leurs ancêtres, ils firent un mariage de raison sans passion. Ils eurent beaucoup d'enfants et ne furent jamais heureux.


Jusqu'au jour où le comte Hugo partit dans la forêt pour pleurer. Et oui, vous avez bien lu, le comte Hugo pleurait depuis plusieurs mois sans comprendre la raison de ce chagrin puisqu'il avait tout dans son château pour être heureux. Un matin, il se réfugia à nouveau dans la forêt pour pleurer. À peine commença-t'il à verser sa première larme qu'il entendit une femme pleurer. Il voulu l'accompagner pour lui faire écho et cela provoqua à la fois en eux une douce mélodie apaisante et envoûtante. Au premier réflexe, il se méfia. Il connaissait le chant des sirènes qui envoûtent les marins pour les noyer. Il resta donc sur ses gardes et ne s'approcha pas de la source mélodieuse par peur d'un mauvais sort. En revanche, cette source vint à lui. C'était la comtesse Viviane.


Dès qu'ils découvrirent leur visage, ils doublèrent l'un et l'autre de chagrin. Hugo pris de panique par la survenue imprévisible de cette avalanche de larmes préféra quitter le lieu "Meaudix" et ne plus jamais y revenir. Il laissa derrière lui Viviane seule se noyer dans ses pleurs.
Heureusement, un humble berger s'empressa d'arriver pour la consoler en partageant ses pleurs, ce qui a eu comme effet de les faire rire de bonheur. Et Viviane ne put s'empêcher de lui chanter ses jolis mots : "Je vous aime, mon beau berger".

D'après la légende, ce beau berger serait le comte Hugo. Ce dernier aurait croisé sur son chemin un berger qui menait son troupeau de moutons  jusqu'à sa bergerie. Le comte en profita pour lui demander s'il accepterait d'échanger son beau costume contre le sien. Sans hésitation, le berger accepta l'offre car il allait marier sa fille et un beau costume était le bienvenu pour célébrer la belle occasion.
Quelques jours plus tard, la comtesse Viviane aurait choisi de suivre le valeureux Hugo déguisé en humble berger dans une bergerie au lieu de retourner vivre dans son prestigieux château. La comtesse et son beau berger amoureux y invitèrent leurs enfants à partager des jours plus heureux à rire et à pleurer. 


Ensemble, ils eurent beaucoup d'agneaux et d'amour à partager tous ensemble.
Moralité, avouer ses sentiments amoureux est un acte de courage. L'amour est un sentiment qui nécessite le dépouillement de soi et de ses ornements.
Aimer, n'est ni posséder ni dominer, c'est au contraire se donner la possibilité de créer une douce mélodie quand nos cordes sensibles arrivent à bien s'accorder avec la bonne personne qui sait les faire vibrer.
Alors ne tardons plus, rions, pleurons ensemble quand l'occasion se présente, l'amour nous rend bien plus vivants.

Lorens56100, "La source, une douce mélodie", 5 janvier 2017

l'amour rend vivant
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