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"Maman poule et poussin coq"

Publié le par Laurence Traineau

Maman poule et poussin coq.


Là où vous voyez un sublime irrésistible coq fier comme un pou, moi je vois juste un poussin apeuré et gâté.


Je l'observe et avec mes yeux de "scruteuse" de l'Inconscient, je m'amuse à peindre dans ma tête la scène complète avec la partie visible, la scène et la partie non visible, celle qui se passe derrière, dans les coulisses du théâtre de la vie, et je dépeins tout ce qui peut animer un poussin qui se prend pour un coq irrésistible et une maman poule qui se prend pour une poule irremplaçable. 


Le poussin à l'allure de coq majestueux ne peut se passer de maman poule.

Si elle lui échappe, il passe à la suivante.
Il veut faire de celle qu'il a choisie sa maman poule maîtrisable.
Elle est là pour s'occuper de lui et lui donner beaucoup de plaisirs.
Si toutes les conditions ne sont pas réunies, il en repère une autre plus docile.


Il évite les indomptables, il est malin, il repère vite celles qui sont maîtrisables. C'est qu'il est rusé comme un renard notre charmant coq.
C'est amusant pour lui de pouvoir jouer au chat et à la souris quand on est un poussin qui se prend pour le plus beau et le plus fort
des coqs.  Sa souris sensible à son sublime plumage est sous son emprise.

Mais dès que sa maman poule commence fermement à refuser ses caprices, il n'est pas content mais pas content du tout et il la remplace aussitôt par celle qu'il avait repérée, mine de rien.
Le poussin coq ne supporte pas la frustration et maman poule culpabilise dès qu'il est malheureux.

"Oh, mon pauvre poussin coq, mais c'est qu'il est malheureux sans l'amour immense et les innombrables soins de maman poule !!!"


Mes poulettes, si vous voulez éviter celui qui se prend pour un superbe coq qui aime se coller à vous, il est temps de cesser de vous prendre pour une maman poule.
Vous aussi, vous êtes collée à lui. Vous ne pouvez vous passer de votre rôle qui vous colle maintenant tant à la peau !
Et si vous arrêtiez de jouer un rôle qui vous rend coupable et responsable du bonheur de votre poussin.


Laissez-le se débrouiller tout seul dans sa basse cour.
Les poulettes, il serait temps de grandir et d'aimer dans la joie et non dans le sacrifice.
Qui a décrété qu'il fallait souffrir et se sacrifier pour aimer ?

Non, non, moi, je choisis de croire que l'amour, ce n'est pas d'être enfermée dans une triste basse cour pour toujours.
Pour moi, aimer, c'est un élan de vie, une énergie libre et créatrice et rien de plus. Cela nous anime de l'intérieur.


Allez mes poulettes, laissez votre poussin grandir.
Il en a tant besoin et vous aussi.
Occupez-vous de vos affaires pour ne pas dire de votre derrière déplumé.
Ben oui, il vous a bien plumé pour ne pas dire un mot bien plus grossier.
Zou, mon joli poussin envole-toi !
Maman poule part en voyage, faire le tour d'elle-même pour quitter à jamais sa triste et petite basse cour pour se reconnecter à son âme d'enfant.


Ben oui, l'espace du théâtre de la vie est illimité et les rôles à jouer infinis !
Ça vous fiche la trouille, les grands espaces ?
Je vous rassure, à moi aussi.
Oui, j'avoue je me suis prise souvent pour une maman poule qui a eu peur de sortir de sa confortable basse cour.


Mais comme dirait si bien ma grand-mère, "le confort, c'est la mort".
Ah, je l'aime ma grand-mère !
C'est une visionnaire qui a su utiliser ses ailes pour voler haut dans le ciel. Ah, je l'aime ma grand-mère ! Elle m'apprend à fortifier mes ailes et à voler haut pour quitter à jamais ma volière.

Lorens56100

"Maman poule et son poussin coq", le 11 septembre 2017

Maman poule prend son envol.
Maman poule prend son envol.
Maman poule prend son envol.
Maman poule prend son envol.

Maman poule prend son envol.

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Oser sa liberté

Publié le par Laurence Traineau

Et si nous étions dans une période de résistance existentielle.

Nous serions tous dans nos chrysalides oppressés, pressurisés à nous débattre, à résister, à refuser la déchirure de notre cocon si familier et rassurant.

Pourtant si étriqué et asphyxiant.

Nous résisterions fermement quitte à nous mentir énormément.

Imaginons, nous ne lâchons rien, on se donne l'illusion de la vie éternelle et matérielle.

C'est le déni de la mort.

C'est le déni de nos propres mensonges.

C'est le déni de la fin de notre monde de possessions, et d'illusions.

C'est le déni de notre faim jamais rassasiée.

C'est le déni de nos vices cachés.

La déchirure, c'est la mort de ce qui ne pourra plus être possible, c'est la mort d'un système qui nous paralyse.

C'est cesser de ramper.

C'est prendre le risque de s'affranchir, franchir le voile, oser le saut dans le vide, faire voler en éclats les censures.

S'envoler vers de nouveaux mondes, des mondes où personne ne pourra nous dicter notre destinée.

C'est la mort de nos frayeurs, de nos états tétanisés.

La déchirure, c'est oser sa liberté vertigineuse risquée.

La déchirure, c'est accepter de mourir.

Ne plus être con'tenu, s'aban'donner, se confronter au néant, s'alléger.

Ne plus résister. Se relâcher.

Se détendre. S'étendre. S'entendre.

Se dilater, s'envoler vers plus grand que  soi/soie si étriqué et étouffé.

Sortir du connu.

Prendre le risque de l'inconnu.

Se dé'voiler.

Sortir de son sérieux plombant.

Ne plus être coincé.

Respirer à pleins poumons, accueillir sa résurrection. 

Se dépouiller.

Déchirer sa chrysalide.

Se dé'chaîner.

S'amuser. 

Être joyeux et léger.

Re'devenir des enfants.

Habillé de solides ailes.

Semer une vie nouvelle.

S'aimer sans s'entre'déchirer.

Avec ingéniosité.

Faire alliance.

En toute confiance et assurance.

La déchirure, notre délivrance.

S'envoler vers un monde éthéré.

Un monde qui respecte les lois de l'uni'vers. 

Les yeux grand ouverts.

Tous les sens en éveil.

Enfin, tous ensemble ré'unis bien vivants et libres de ne pas être pareils !

La déchirure, une promesse d'une vie joyeuse et légère.

Retrouver sa totale souveraineté.

Se chérir.

Rire.

Se réjouir d'être encore vibrants et vivants. 

Vivre sa destinée.


Lorens56100 

"La déchirure"

13 octobre 2020

Oser sa liberté
Oser sa liberté

Oser sa liberté

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Essen'ciel

Publié le par Laurence Traineau

C'est Essen'ciel de se sentir le coeur en fête, léger et apaisé, libéré de la gravité des peurs truquées.
C'est Essen'ciel de rire, de danser, de chanter, de créer pour se sentir existé.
C'est Essen'ciel d'échanger, d'aider, d'accompagner, de transmettre.
C'est Essen'ciel de se réunir et d'apprécier les bienfaits de la solidarité pour se fortifier.
C'est Essen'ciel de vivre ensemble pour s'aimer, semer et s'élever.
C'est Essen'ciel d'honorer la Terre pour la protéger.
Tout est Essen'ciel sauf l'exploitation, la cupidité, l'exclusion, la discrimination, la division, l'abus de pouvoir, la terreur...
Se terrer dans un caveau en attendant la mort n'est pas Essen'ciel, c'est une agonie, une hérésie, une mortifère folie.

Laurence Traineau
"Essen'ciel"
6 avril 2021

S'aimer, semer, s'élever.
S'aimer, semer, s'élever.
S'aimer, semer, s'élever.
S'aimer, semer, s'élever.

S'aimer, semer, s'élever.

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