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Au pays des superwomen sacrées et sacrifiées

Publié le par Lorens56100

Au pays des superwomen sacrées et sacrifiées"!
🦸‍♀️

Dans mon pays, je suis considérée, je suis estimée, je suis glorifiée, je suis sacrée.
J'ai une mission, c'est de contourner tous les obstacles, de surmonter toutes les épreuves, et de me relever sans cesse malgré les chutes et les rechutes.
Je m'appelle Borelia, je suis une superwoman sacrée.
J'ai plein de pouvoirs dont celui de lire dans les pensées des autres et aussi celui de faire mille choses à la fois sans jamais me plaindre ni me fatiguer.
Je suis une superwoman sacrée.
Je sers les dents et en avant, rien ne peut m'arrêter même pas la souffrance ni même la mort.
Je suis super puissante, je suis admirée, je suis récompensée, je suis encouragée à poursuivre ma destinée.
Je suis belle, grande, généreuse et courageuse, je suis sacrée.
J'ai 33 ans et aujourd'hui, même si je suis clouée au sol à cause d'une grave maladie qui me paralyse, la sclérose en plaque, je reste digne, je continue d'être une superwoman sacrée. J'autorise la médecine à me prélever des organes sains non sclérosés.
Je me suis sacrifiée pour les aider dans leur avancée et le bien-être de la collectivité.
J'ai fait le choix d'offrir ma vie et mes organes, et ainsi, j'obtiendrai le titre de superwoman sacrée et je serai applaudie en héroïne, une femme qui a donné sa vie pour sauver celle des autres. Je me suis pliée en plaques et en quatre pour servir ma collectivité avec fierté.
Je suis Borelia, je suis née pour être sacrifiée.
Je suis sacrément honorée.
Je donne ma vie.
Et dans mon pays, je suis admirée.
C'est ainsi que j'ai été créée.

Lorens56100 "Au pays des superwomen sacrées et sacrifiées"🦸‍♀️

Le 25 avril 2020

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Au royaume des guerriers sans pitié.

Publié le par Lorens56100

J'ai été dans mon royaume un petit garçon adoré par mes parents qui m'ont tout donné pour que je devienne un futur adulte fort et musclé.


j'étais éduqué pour être un guerrier sans piété.
Plus je travaillais dur à la tâche plus j'étais admiré.
Nous étions deux frères qui aimaient tester notre force auprès des autres guerriers du royaume et à la grande fierté de nos parents, nous étions toujours les plus forts et personne ne pouvait nous dominer. Nous nous sentions tels des Dieux.
On était tellement puissants que nous pensions être invincibles jusqu'au jour où un guerrier d'un autre royaume me brisa un de mes genoux sans pitié, et à partir de ce jour maudit, je ne pouvais plus aller au champ de bataille tester ma force et mon courage.
J'étais redevenu un simple humain diminué. Et être sans mon statut de guerrier, on ne m'y avait pas préparé.
Pas préparé à ne plus combattre contre mes ennemis guerriers sans pitié.
Par réflexe, je me suis tourné vers d'autres ennemis, et je me suis mis à vouloir maîtriser les princesses de tous les royaumes et franchement, c'était bien trop facile. Dès qu'elles m'offraient leur coeur, elles étaient aveuglées par l'amour que je leur promettais. Pourtant, je m'ennuyais vite à ce petit jeu dans lequel elles cédaient à tous mes caprices, alors je les faisais souffrir dans l'unique but de leur déclarer la guerre et là enfin avec elles, je me sentais être à nouveau invincible tel un dieu dans son royaume où mes ennemies usaient de toutes leurs ruses et stratégies de princesse pour ne jamais me décevoir ni me déplaire.

La guerre entre nous se terminait toujours par des larmes et des cris. Je finissais par les quitter en leur prouvant qu'elles étaient folles et ingrates de se montrer si cruelles envers moi alors qu'elles me disaient m'aimer.
Je gagnais à tous les coups. En les quittant, elles s'accrochaient à moi, elles n'aimaient que moi, moi ce Dieu qu'elles adulaient. Elles ne pouvaient plus se passer de moi. Et ce petit jeu m'amusait follement, cela me montrait à quel point, je maîtrisais toutes mes ennemies. J'étais bien ce dieu invincible admiré dont les femmes ne pouvaient se passer. Je créais en elles un tel désordre psychique que je faisais d'elles ce que je voulais.


Et à nouveau, la vie me mit à l'épreuve.

Un soir d'hiver, je suis tombé nez à nez sur une femme qui croisa mon chemin.
Elle était connue dans mon pays pour avoir la réputation d'être une solitaire en quête de vérité. J'allais lui montrer à cette effrontée qui était le maître dans mon royaume et qu'elle fut ma surprise quand je découvris qu'elle était imprévisible. Elle ne réagissait ni à mes stratégies ni à mes attaques. Elle restait calme, ancrée, bien alignée, rien ne la perturbait, elle demeurait égale à elle-même, douce et sensible. Cette dernière me donnait du fil à retordre.
J'avais beau vouloir la blesser, la fragiliser, c'est elle, au final qui perturbait ma structure mentale.
Je sentais que si je poursuivais mon jeu avec elle, c'est elle qui m'ébranlerait et je ne pouvais pas prendre ce risque.

J'étais un guerrier invincible pas un homme qui s'abaisse devant une femme.
Je décidai donc de la quitter sur le champ pour la déstabiliser et lui montrer qu'elle n'était rien à mes yeux.

Contrairement, aux autres princesses, cette femme solitaire ne m'a ni retenu ni déclaré la guerre.
Elle me fit comprendre que chaque être humain sur cette Terre a la responsabilité d'assumer sa liberté, et de respecter celle des autres.
Elle m'aimait et m'aimer, c'était pour elle, me vouloir libre.
Je sais que cette femme ne m'a pas admiré mais profondément aimé, pourtant, j'ai été sans pitié avec elle, j'ai même eu plaisir à la faire souffrir en la faisant disparaître de ma vie.

Oui, je l'ai jetée comme on jette un vieux jouet rouillé.


Elle ne pouvait pas me retenir puisqu'elle me voulait libre.
Elle savait d'instinct que j'étais prisonnier de mon armure et que l'amour à deux est une mise à nu.


Ma quête aujourd'hui n'est plus de combattre des ennemis imaginaires mais de briser mon armure de guerrier sans pitié.
Tant que je la garderai, je ne serai pas capable de me relier aux autres ni de les aimer.


Les clés pour y arriver ?
Cesser de me raconter des histoires de méchants et de gentils en m'imaginant que les autres autour de moi veulent me massacrer.
Être désolé aussi d'avoir brisé des coeurs au lieu de mon armure afin de ne jamais perdre la face.


Par orgueil dans mon pays, on est prêt à tuer frères et soeurs pour sauvegarder son honneur.


J'ai tué en moi ma propre humanité par peur de perdre mon statut de guerrier sans piété que l'on a toujours admiré dans mon royaume depuis que je suis né.

Lorens56100, "Le guerrier sans pitié", 26novembre2017.

 

À la recherche de la Vérité.
À la recherche de la Vérité.
À la recherche de la Vérité.
À la recherche de la Vérité.
À la recherche de la Vérité.

À la recherche de la Vérité.

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Pourquoi choisissons-nous un maître ?

Publié le par Laurence-Traineau

 

Depuis la nuit des temps, nous imaginons que Dieu (énergie) est une force extérieure à nous. Seul Dieu est là pour répondre à nos demandes ou exaucer nos prières. Cette croyance pourrait certainement avoir des conséquences sur notre besoin à nous trouver absolument un maître à adorer.

Et c'est ainsi que nous sommes sous son emprise, prisonnier(e) de l'adoration que nous lui portons. Et ce maître pourrait être n'importe qui, votre amoureux(se), votre patron(ne), votre star préférée, une religion, un gourou etc. 

Imaginons que nous vivions nos relations en croyant fortement que les autres sont là pour exaucer nos désirs, ils ont le pouvoir de le faire, ils sont Dieu, nos maîtres et nous de simples disciples impuissants croyant que seul notre maître  pourra réaliser nos rêves.

Découvrons Jean-Marc et Émilie, mariés depuis 18 ans. Ils ont l'un et l'autre 38 ans. Jean-Marc imagine que son épouse a le pouvoir de transformer sa vie. Il veut cesser d'être boulanger pour devenir kinésithérapeute. Émilie adore son mari, il est le meilleur boulanger de la ville. Elle rêve d'ouvrir la plus  grande boulangerie de New York. Le pain de son époux adoré se vend comme des petits pains. (Sourire, le jeu de mots était facile).

En parlant de jeux de mots, partons à la découverte des jeux de maux de ce couple marié, habitant en Loire-Atlantique.

- Ma chérie, j'aimerais changer de métier,  j'adore pétrir. Mon rêve serait d'être Kinésithérapeute.

- Mais mon amour, tu es un excellent boulanger. Tout le monde vient t'acheter ton pain. Tu es le meilleur boulanger de la ville.

- Je suis fatigué de mon travail. Je veux faire une pause. Reprendre des études, j'ai besoin de ton soutien, j'embauche un boulanger et tu gères l'entreprise.

- Nous avions parlé d'ouvrir une boulangerie à New York dans deux ans après le baccalauréat de Léa.

- J'ai besoin que tu m'encourages. J'ai besoin de toi pour réaliser mon rêve.

- J'ai besoin de toi, Jean-Marc pour réaliser mon projet de vie. (Celui d'être l'épouse du plus grand boulanger de New-York et pourquoi pas de l'Amérique toute entière voire du monde entier, se dit-elle à elle-même).

Jean-Marc imagine que sans le soutien de son épouse, il ne pourra pas y arriver et Émilie imagine que sans son titre (celui d'être l'épouse d'un célèbre boulanger), elle ne sera rien. L'un et l'autre croient que Dieu est à l'extérieur d'eux-mêmes, ils s'en remettent l'un à l'autre pour exaucer leurs prières. Si Dieu (force) était en eux, ils n'auraient pas besoin d'être sous l'emprise d'un maître, ils seraient maître de leur existence.

Jean-Marc pourrait reprendre ses études sans avoir recours à l'approbation de son épouse et Émilie pourrait devenir ce qu'elle a toujours rêvé d'être depuis qu'elle est petite, baroudeuse. Mais elle n'est pas Dieu (elle n'est pas cette force, selon elle) et dans sa famille, être  baroudeur, ce n'est pas un métier. Ils ont la croyance l'un et l'autre que sans cette force extérieure, leur rêve ne pourra jamais se réaliser.

Alors que sont devenus notre charmant couple quatre ans plus tard ? Ils ont perdu leurs rêves. Ils ont gardé la boulangerie et Jean-Marc est toujours le meilleur boulanger de la ville et Émilie, l'épouse du meilleur boulanger en Loire Atlantique.

Heureusement, une fois dans l'année, ils vont se reposer dans un grand hôtel quatre étoiles dans le monde entier. Cela s'appelle la compensation. Si nous ne voulons plus être sous l'emprise de quelqu'un, pourquoi ne pas essayer de projeter sur le monde de nouvelles croyances, telles que d'imaginer pour commencer que nous sommes tous à la fois mi-humain mi-dieu et personne à part nous, ne peut exaucer nos prières.

Nous sommes la vie. Et le paradis sur terre, c'est quand soudainement, nous sommes ouverts au trésor qui se loge au creux de notre âme  brûlante d'énergie, ce trésor, c'est notre connexion à la vie que nous portons tous dans nos milliards de cellules. Nos cellules auraient en mémoire l'origine de l'Uni-vers, vers l'infiniment grand et l'infiniment petit. Un miracle. La vie bouillonnante. Croyez ce que vous voulez, vos croyances sont entendues. Chut, écoutons-les !

Laurence Traineau "L'emprise" 4 février 2019   

Photos : Shutterstock-psychologue.net

Croyez ce que vous voulez.
Croyez ce que vous voulez.
Croyez ce que vous voulez.

Croyez ce que vous voulez.

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À force de mal aimer

Publié le par Lorens56100

Qui autorisons-nous pour de vrai à rentrer dans notre cœur ?
Peu de personnes, au final.
Nous passons notre temps à nous croiser.
Nos relations sont en général superficielles. 
"Bonjour, comme vous êtes joli, comme vous me semblez beau, comme vous me semblez bon à exploiter...".
Et oui, à force d'être exploités et abusés, la méfiance et la peur se sont installés en empêchant ainsi un rapprochement aimant, confiant et sincère entre nous.
Combien de personnes ont profité de ma gentillesse et combien m'ont mis à distance dès que je m'approchais un peu trop d'elles de peur que je découvre leur faux-semblant et leurs mensonges par dizaine.
Notre pandémie actuelle est à cette image.
Nous mettons la bonne distance pour ne pas prendre le risque d'être perturbés dans nos habitudes et nos bulles de protection aseptisées.
À force d'avoir été utilisés, négligés, chosifiés, maltraités, zappés, oubliés, nos cellules se sont figées dans la peur et la douleur.
À force d'avoir été piétinés, nous avons mis tout un équipement de protection et de défense pour ne plus ressentir la souffrance et le manque.
À force de se blinder, nous avons mis des frontières et des barrières entre nous.
Le confinement actuel est à l'image de nos fonctionnements.
Nous mettons la distance.
Trop de méfiance.
Nous ne pouvons plus donner notre confiance.
"C'est la guerre", en effet, depuis que l'humain se croit maître sur Terre alors qu'il n'est qu'un serviteur qui se doit de protèger les richesses pour les glorifier et les partager.
Rien ne lui appartient.
Tout revient à la terre.
Nous finissons tous poussière.
Nous ne sommes que de passage, alors pourquoi ne pas mourir de rire plutôt que de mal à dire ?
Aujourd'hui, nous mourons asphyxiés.
Les poumons sont touchés.
L'air est vicié dans nos cages dorés ou insalubres.
À force de mal aimer...

Lorens56100,

"À force de mal aimer"
13 avril 2020

Tout revient à la terre.
Tout revient à la terre.
Tout revient à la terre.

Tout revient à la terre.

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Pandémie, j'ai compris la leçon.

Publié le par Lorens56100

Pandémie, j'ai compris la leçon."

Les agressions extérieures, j'en ai subies depuis mon premier souffle de vie.
Trop de bruits
Trop de cris 
Trop de critiques 
Trop de gestes indélicats 
Trop de mots blessants  
Trop de profits
Trop d'injustice 
Trop de blessures gratuites
Trop de coups bas
Trop de poisons
Trop d'égoïsme 
Trop de guerre
Trop d'exploitation 
Trop de négligence 
Trop d'indifférence 
Trop de mensonges 
Trop de silence 
Trop d'incompétence 
Trop de pollution...


Covid-19, j'ai compris la leçon.
Les agressions extérieures, j'en ai reçues par milliers, et je m'y suis habituées.
Je suis moi-même devenue une agression, un poison qui injecte chaque jour du co2 à foison avec ma voiture super stylée.
Je suis devenue une agression qui consomme des produits en quantité bon marché pendant qu'à l'autre bout du monde des enfants et des familles sont exploités pour satisfaire mes plaisirs instantanés.
Covid-19, j'ai compris la leçon.
Tant que j'accepterai les agressions autour de moi, je cautionnerai le meurtre planétaire.
Covid-19, tu tues des milliers d'humains alors que nous super consommateurs, nous tuons par millions des animaux pour nos ventres jamais rassasiés.
Covid-19, j'ai compris la leçon.
Je choisis de ne plus tolérer l'inacceptable, de me relever avec dignité et de regarder chaque être vivant comme un roi et une reine dont il est vital de protéger son royaume sacré.
Notre planète à tous, c'est notre unique bien précieux à honorer.

Lorens56100.
"Pandémie, j'ai compris la leçon", le 12 avril 2020.

La Terre, un bien commun précieux à honorer
La Terre, un bien commun précieux à honorer

La Terre, un bien commun précieux à honorer

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Je suis un virus

Publié le par Lorens56100

Le virus, c'est comme les humains, il fait des gros dégâts sans le savoir.
Où qu'il aille, il détruit tout sur son passage.
Mais pendant ce temps là, il continue de se balader à travers le monde comme si de rien n'était.
Un touriste quoi !
Un bon con-sommateur qui se croit malin et plus fort que les autres.
Regardez moi, comme je suis beau et fort, je suis le maître du monde.
Même pas coupable, je peux continuer le massacre.
Je suis un virus parmi des milliards de virus.
Qu'est-ce que l'on fait ? 
On s'extermine ou l'on s'apprivoise ?
Eh ben, jouons à pile ou face.
Méchant contre gentil avec un héros à applaudir ou à sacrifier sur un champ de bataille.
Comme je ne suis ni chanteuse ni musicienne, je veux bien partager ces quelques mots à celle ou celui qui voudrait bien en faire une chanson.
Elle prouvera que tous les virus du monde entier peuvent s'apprivoiser.
Si on accepte de comprendre que le maître du monde, c'est la vie dans chaque cellule vivante.
Notre planète bleue, nous en avons fait un enfer à vouloir tant la maîtriser.
Solidarité bienvenue avant que tout soit fichu.

Laurence Traineau "Je suis un virus" 5 avril 2020.

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