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Quitter pour ne pas être abandonnée !

Publié le par Lorens56100

Émilie, pourquoi m'as tu quitté ?


C'était plus facile de te quitter que de me sentir abandonnée.
Tes absences trop fréquentes réveillaient en moi trop de souffrance.
J'attendais tout de toi tel un enfant sans défense.
T'aimer me rendait trop vulnérable et dépendante de toi.

-C'est donc pour cette raison que tu m'as quitté ?


-Oui, c'est moins douloureux de quitter que de ressentir l'abandon. L'enfant qui était en moi était convaincu que tu étais mauvais puisque tu ne répondais pas à tous mes désirs, je devais donc trouver celui qui comblerait mes désirs non assouvis. Il m'était nécessaire de te voir comme mauvais pour avoir le courage de te quitter. Je n'ai pas quitté l'homme libre et aimant, non, j'ai quitté la frustration que tu faisais naître en moi en n'étant pas collé à moi.


-Que s'est-il donc passé pour que tu comprennes que tes comportements étaient infantiles ?

-J'ai subi un électrochoc lors du décès de ma mère. Ce jour là, elle m'avait abandonnée, j'étais perdue, j'ai découvert le vide, le manque, la souffrance. Je croyais ma mère parfaite, elle a toujours su combler tous mes désirs en ne me frustrant jamais.


-Et ton père dans tout ça ?


-Justement, ma mère l'avait jeté avant ma naissance. J'étais son unique amour et personne ne devait rompre la symbiose entre nous. J'attendais tout des hommes. Je voulais qu'ils m'apportent sur un plateau d'or et d'argent le plein, le bon, le doux, le pimenté mais jamais le vide, le mauvais, la douleur, l'insipide. Je voulais juste être bien rempli comme un enfant bien nourri et être toujours comblé par le bon parent nourricier. Et un jour, fatiguée de toujours répéter le même scénario, j'ai pris la ferme décision de chercher la bonne mère en moi en acceptant de prendre à ma charge cet enfant toujours en demande. L'adulte en moi était incapable de prendre soin de cet enfant. Instinctivement, je suis allée voir une thérapeute pour m'accompagner vers ce chemin douloureux. Auparavant, j'avais toujours le réflexe de chercher le compagnon parfait mais les dieux étaient toujours contre moi puisqu'il n'existait pas. Un jour ou l'autre, il finissait par me frustrer. Et la frustration chez moi était intolérable. Alors je quittais encore et toujours pour ne jamais me sentir abandonnée. Il me fallait au plus vite le bon parent qui comble tous mes désirs, tel une droguée qui a besoin de son shoot pour s'apaiser ou tel un bébé qui a besoin de sa tétée pour calmer sa faim dévorante.


-Et maintenant, tu reviens vers moi et tu me dis tout ça. Pourquoi ?


-Parce que tu es le seul qui a eu l'honnêteté de ne pas pouvoir combler mes désirs d'enfant gâté. Tu as été l'homme le plus frustrant de ma vie mais étrangement en ta présence, je me sentais présente à moi-même parce que tu étais vrai et honnête. 


-Qu'attends-tu de moi ?


-Nous donner une chance de vieillir ensemble. J'aimerais ressentir auprès de toi la frustration et accepter de la vivre afin de m'engager à ne jamais te quitter, ni t'abandonner même si parfois je ressentirai le manque de toi. Tu n'es pas celui que je choisis pour combler mes désirs ou mon vide intérieur. Tu es celui que j'aime et que je veux chérir et respecter. J'aime ta liberté et ta vérité et surtout tes imperfections. Elles me touchent, elles me renvoient aux miennes et c'est apaisant. Armand, veux tu la femme que j'aime être aujourd'hui à tes côtés ? Pour prouver mon engagement, je suis prête à relever un défi.


-Tu n'as pas peur de signer ton arrêt de mort en t'engageant avec moi ?


-Non, je sais que l'engagement symbolise le deuil de tous les autres hommes. Tu es l'homme que je veux chérir quoiqu'il arrive. Je sais que je suis en confiance avec toi.


-Émilie, quand je m'engage, moi, c'est pour la vie. Les mots avec moi, ne sont pas qu'une douce mélodie pour endormir, chaque mot prononcé est porteur de sens et de présence.


-C'est pour cette raison que je te donne toute ma confiance.


-Émilie, voici mon rêve. Être moi, et la femme que j'aime tout aussi libre et créative que moi, elle aime me voir joyeux. Elle m'encourage dans tout ce que j'entreprends même si je dois être loin d'elle pour m'adonner à ma créativité. Je m'engage à la respecter et à la chérir tout autant. Retrouvons-nous ici, dans un mois, au même endroit, à la même heure, et la vie se chargera de nous surprendre.

 

Lorens56100, "Quitter pour ne pas être abandonnée", septembre 2017

Je dis les mots avant que les maux nous rattrapent.
Je dis les mots avant que les maux nous rattrapent.
Je dis les mots avant que les maux nous rattrapent.
Je dis les mots avant que les maux nous rattrapent.
Je dis les mots avant que les maux nous rattrapent.
Je dis les mots avant que les maux nous rattrapent.
Je dis les mots avant que les maux nous rattrapent.
Je dis les mots avant que les maux nous rattrapent.
Je dis les mots avant que les maux nous rattrapent.

Je dis les mots avant que les maux nous rattrapent.

La peur de l'abandon.
La peur de l'abandon.
La peur de l'abandon.
La peur de l'abandon.
La peur de l'abandon.
La peur de l'abandon.

La peur de l'abandon.

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Le silence, une guerre insidieuse

Publié le par Lorens56100

Le 1er juillet

Émilie,

un mois déjà est passé sans nouvelle de toi.

J'ai eu besoin de temps avant de réagir à ton dernier texto qui m'annonçait ton départ express.

Je n'ai eu le choix que d'accepter ta décision qui est celle de ne plus vouloir me voir mais sache que la manière dont tu l'as fait, je ne l'approuve pas. 
Selon moi, c'était tout, sauf du respect à mon égard.  
Heureusement pour moi,  j'ai trouvé la force en moi pour me relever après le coup pris en pleine face.
Ben oui, c'est comme ça que je l'ai pris. Ton dernier texto m'a assommé. 
J'aurais aimé que tu me le dises en face au lieu de m'envoyer lâchement ce message de rupture.

Je suis suffisamment aguerri pour entendre ce que tu avais à me dire.

En attendant, la fin de la guéguerre entre les humains, je te souhaite d'être bien accordée avec la vie et ceux que tu aimes.

(Dommage pour nous deux, nous étions mal accordés. 
Je devais apparemment avoir les cordes trop sensibles ou pas assez flexibles pour créer ensemble une mélodie harmonieuse et oh grand merci, tu n'as rien forcé et oh combien, tu as eu raison car c'est si fragile une corde sensible et peu flexible).

Le 22 juillet

Silence radio de ta part depuis plus de six semaines. 
Tu t'es volatilisée. 
C'est comme si tu n'avais jamais existé.
C'est étrange cette sensation de s'imaginer qu'entre nous ce n'était pas réel. 
Cela appartenait à une autre dimension qui ne peut pas exister dans la vraie vie.
Nous partagions un fantasme. 
Impossible pour nous de nous confronter vraiment l'un à l'autre. 
À la moindre anicroche et tout s'écroule, le décor tombe et les personnages aussi. Sauve qui peut, allons voir ailleurs si l'amour est plus beau et plus bleu. Car c'est comme ça qu'on se l'imagine l'amour.
L'amour ne peut jamais nous décevoir ou nous frustrer.
Pendant plusieurs mois, je me suis tordu dans tous les sens pour m'assouplir et m'accorder au mieux à ton placement. 
Je n'ai pas mesuré les efforts que je faisais pour toi.
Aujourd'hui, je réalise à quel point, je suis aussi un homme fragile. Cela me fait du bien de ne rien forcer en moi. Je vais à mon rythme et je poursuis mon cheminement. Doucement mais sûrement. 
Tu as eu raison de cesser entre nous puisque nous avons des besoins très différents, moi c'est la paix de mon âme et toi, c'est le partage des plaisirs des sens. Notre rencontre aura au moins servi à savoir ce que je suis vraiment. 
Avant toi, c'était encore flou pour moi.
Mon seul regret, c'est la façon dont ça s'est terminé entre nous. Cela a été trop brutal pour moi. J'aurais aimer y mettre un peu d'humanité, quelques pincées de douceur, une noisette de délicatesse et une bolée de respect.

Le 20 septembre

Je t'écris un dernier mail.
J'ai eu besoin de t'écrire ces trois mails pour m'apaiser. 

La vie nous donne de belles leçons de vie. 
Je n'ai plus qu'à te dire "merci".
Oui, merci de m'avoir ouvert les yeux sur une partie de moi-même que je ne voyais pas. Oui, j'ai été tête brûlée. 

Tu as réussi à me mettre Kao, c'est normal, j'ai pris le risque de venir à toi, toi, la belle amazone irrésistible et tu m'avais prévenu, je prenais un risque. Et je prends ma part de responsabilité, et je te rends la tienne.

Je me sens enfin plus apaisé depuis ton dernier texto.

Je n'ai plus qu'à être et surtout ne rien forcer.

Après la traversée du désert, c'est la paix de l'âme.

Je pensais que le troisième mail était le dernier, je me suis trompé. Après la lecture d'un article sur la loi du silence et ses conséquences néfastes sur la santé, je me suis dit qu'il était important que je te l'envoie et que je m'exprime encore une dernière fois.
Je te le transmets, il t'aidera à comprendre que le silence n'est bon pour personne.
https://nospensees.fr/loi-silence-abus-psychologique-deguise

D'ailleurs, après la lecture de cet article, je ne comprends toujours pas pourquoi tu me fais subir ton silence depuis fin mai ?
Suis je un monstre qu'il faut fuir à tout prix ?
Suis-je si toxique au point de mériter pareil traitement ?
Je me considère comme une homme libre qui a respecté ta liberté d'être et d'ailleurs même si j'ai eu très mal, j'ai respecté ton choix d'avoir cesser notre relation. C'est ton choix de ne plus me voir mais je ne comprends pas les silences que tu m'as infligés depuis la fin mai et tes non réponses à aucun de mes mails de juillet.

C'est comme si tu m'en voulais alors que c'est toi qui a pris la décision de tout arrêter. 
T'ai-je empêché de partir ? T'ai-je manquer de respect ?
Ce qui me blesse le plus, c'est la façon dont tu l'as fait. 
Tu ne m'as pas ménagé.
C'est comme si, il n'y avait rien eu entre nous de vrai, de bon, de sincère. 
Je me suis senti comme un homme qu'on consomme et qu'on jette et non l'homme que tu avais vraiment aimé. 
Faisais-tu semblant ou voulais-tu me punir de ne pas répondre à tes attentes. 
Et pourquoi me punir si tu m'aimais ?

Il suffisait juste de cesser cette relation entre deux adultes bienveillants l'un envers l'autre.
Ni toi ni moi devions nous forcer à poursuivre si nous aspirions à des désirs différents. 
C'est vrai, je croyais qu'avec le temps, j'aurais pu y répondre mais aujourd'hui, je sais que me plier à tous tes désirs n'est pas possible pour moi.

Ce que j'aimais, c'est de me sentir amoureux. 
J'aimais surtout me retrouver dans tes bras et sentir nos deux corps se rechercher pour mieux nous rapprocher.
Je n'étais pas addicte de ton corps mais juste heureux de te retrouver quand j'étais disponible pour toi.
J'aimais nous sentir complètement présents l'un à l'autre. Je le prenais comme un cadeau. Et je ne peux donc rien regretter. Oui, tu as eu raison de cesser notre relation. Nous ne partagions pas les mêmes désirs mais cela n'enlève en rien ce que nous avons partagé ensemble. 

C'est profondément triste en effet de devoir arrêter et je te remercie d'avoir eu le courage de le faire mais pas de façon aussi brutale. Je n'ai pas pu répondre à tes attentes mais je crois avoir été honnête avec toi en te disant que je ne ressentais pas le besoin de partager mon quotidien avec toi au bout de quelques mois seulement. 

J'ai besoin de me retrouver seul pour me ressourcer et partager ma vie avec une femme, je sais que c'est compliqué pour moi. Si toi, en effet, tu veux être en couple au quotidien, je n'étais donc pas celui qui pouvait combler tes désirs. 
Et j'en suis profondément désolé. 
Je te souhaite sincèrement que tes besoins soient satisfaits avec celui qui partage les mêmes que les tiens.

 

Quant à moi, j'aspire que nous fassions la paix. Cela donnera du sens à ce que nous avons partagé ensemble. 
Te rencontrer m'aura permis de mieux me connaître et de respecter qui je suis vraiment. Un homme qui a aimé se relier à toi sans me perdre, je me suis respecté.

D'ailleurs, qu'est ce que le respect pour toi ?
Une réponse de toi sera le signe que la paix peut exister entre nous. La prolongation de ton silence sera le signe d'une guerre insidieuse qui cherche à me détruire car je ne suis à tes yeux qu'un monstre qui ne mérite pas meilleurs châtiments alors que mes sentiments pour toi étaient bien réels. Je n'ai pas triché avec toi.


Lorens56100 « Le silence, une guerre insidieuse » mars 2019

Les mots mis en cage, le poids du silence.

Le passage à l'acte, un acte compulsif surgissant du silence, des mots qui n'ont pu se dire.

Terme en psychologie clinique : le gosthing.
Terme en psychologie clinique : le gosthing.
Terme en psychologie clinique : le gosthing.
Terme en psychologie clinique : le gosthing.

Terme en psychologie clinique : le gosthing.

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Respectons les droits de tous les humains et des êtres vivants

Publié le par Laurence-Traineau

Respectons les droits de tous les humains et des êtres vivants.

La perversité est autant féminine que masculine.

Défendre les droits des femmes est une aberration au 21ème siècle, à l'ère de la haute technologie. Aujourd'hui, hommes et femmes devraient être solidaires et en paix pour honorer la vie précieuse.

À quand l'ère de l'intelligence du coeur pour faire de cette planète martyre une magnifique Terre joyeuse et contagieuse où il ferait si bon vivre ensemble ?

Il y a le féminisme qui défend les droits des femmes.

À quand l'arrivée du masculinisme qui défendrait les droits des hommes qui souffrent de vivre dans un monde dans lequel ils ne s'intègrent pas ? Ils ne s'adaptent pas au système patriarcal. Ces hommes ne trouvent pas leur place dans ce système-là. Mal compris par certaines femmes qui les voudraient plus performants et ambitieux, ils sont mal dans leur peau, ils aimeraient davantage d’écoute et de douceur dans ce monde déshumanisé.

Le rapport de force ne les amuse aucunement. Ils aimeraient simplement être présents à la beauté du monde et avoir le temps de la contempler. Sans avoir à se justifier pour le faire. Juste être là présents à ces moments magiques que la vie offre quand ils ont le temps de s'y éveiller. Nous parlons beaucoup de la maltraitance faite aux femmes mais il faut savoir que beaucoup d'hommes souffrent d'être humiliés par certaines femmes rigides et manipulatrices.

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La perversité est autant féminine que masculine.

Tant que le système actuel valorisera la valeur de l'argent et du pouvoir aux dépens de la beauté du monde, les humains se feront la guerre entre eux, les hommes et les femmes continueront de souffrir. Et la souffrance est malheureusement contagieuse. Il suffit de regarder autour de nous, les hommes et les femmes souffrent de la même chose.

Du manque de temps et d'amour. Pas de temps pour savourer le plaisir d'exister ni de s'émerveiller à la magie de la vie fragile et éphémère. Que l'on soit homme ou femme, la vie passe à travers nous, le temps de quelques années, le temps d'une vie.

À quand le bonheur de vivre tous ensemble égaux, libres et comblés par la beauté du monde ? Les hommes et les femmes sont sensibles, forts, fragiles, doux, créatifs, intelligents, ignorants, drôles, maladroits, peureux, courageux, beaux et parfois insupportables et surtout très imparfaits. Ils ne sont que des humains. Un simple grain de sable dans cet univers infini. Mais ils sont aussi le fruit de la vie, une création grandiose.

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Plus besoin d’êtres les uns contre les autres, nous serions juste solidaires et heureux de nous contaminer joyeusement. Heureux de partager la vie précieuse. Ne pensez-vous pas que les hommes et les femmes pourraient être alliés et non ennemis ? Être ensemble, unis et par conséquent moins vulnérables et démunis. Ne dit-on pas que l'union fait la force ? L’union nous réunit au lieu de nous diviser.

La division nous écarte des uns des autres. Elle nous transforme en humains méfiants.

Observez autour de vous, notre planète est malade. Nous souffrons d’isolement par la fabrique de la perversité contagieuse.

C'est tous ensemble, hommes et femmes, main dans la main que nous arriverons à faire de cette Terre agonisante une Terre Happy en respectant les droits de tous les humains et des êtres vivants.

Laurence Traineau « Respectons les droits de tous les humains et des êtres vivants », 9 mars 2019.

La perversité est autant féminine que masculine.
La perversité est autant féminine que masculine.
La perversité est autant féminine que masculine.
La perversité est autant féminine que masculine.
La perversité est autant féminine que masculine.
La perversité est autant féminine que masculine.
La perversité est autant féminine que masculine.
La perversité est autant féminine que masculine.
La perversité est autant féminine que masculine.

La perversité est autant féminine que masculine.

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