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Équi/libre

Publié le par Laurence-traineau

Équi/libre.
Dans le mot "équilibre", il y a les mots "équi" et "libre".
Équi/libre.
Trouver ma liberté dans l'équité.
Je me sens à ma juste place quand tout le monde peut la trouver.
En tant que professionnelle, je me sens  à ma place quand je découvre que la personne que j'accompagne s'ouvre à son ressenti, sa parole juste, à son calme intérieur, à sa cohérence, à sa vérité, sa propre autorité.
Comment être moi et me sentir en équi/libre quand les autres souffrent ou imposent leur façon de vivre ou de penser.
Je trouve mon équi/libre quand je peux me connecter à ma propre vérité qui ne sera jamais celle des autres.
C'est l'addition de toutes nos vérités qui met la lumière sur nos doutes et nos questionnements.
Je n'oublie jamais que je ne sais pas grand-chose.
J'apprends sans relâche à trouver ce juste équi/libre entre nous.

Laurence Traineau 

"Équi/libre"

30 septembre 2020

l'équi/libre entre nous
l'équi/libre entre nous
l'équi/libre entre nous
l'équi/libre entre nous

l'équi/libre entre nous

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La rencontre

Publié le par Laurence Traineau

Nous souhaitons partager le bonheur du bien vivre ensemble et pourtant nous aimons tant la jouissance du pouvoir.
Et cette jouissance, nous l'obtenons si facilement dans l'illusion et le besoin de contrôler le monde et les autres.
Quand j'infantilise en dictant ce qu'il faut faire ou ne pas faire en punissant ou récompensant, je contrôle. Je veux avoir le pouvoir sur l'autre. Quand je culpabilise en faisant croire que les autres sont responsables de mon bon-heur ou de mon mal-heur, je contrôle. Je veux avoir le pouvoir sur l'autre. Quand j'intimide en criant plus fort que les autres pour leur faire peur, je contrôle.
Je veux avoir le pouvoir sur l'autre. Quand je victimise, et je passe mes journées à geindre et à me plaindre, je contrôle.
Je veux avoir le pouvoir sur l'autre. Quand je séduis en cherchant à cacher mes failles, je contrôle.
Je veux avoir le pouvoir sur l'autre. Je contrôle pour me faire croire que j'ai le pouvoir sur moi, sur les autres et le monde.
Et quand j'ai le pouvoir, je suis rassurée.
Mon petit bon-heur se porte au mieux.
Mais je n'ai pas envie d'un tout petit bon-heur, je veux sentir la passion, la vibration qui bouscule et entrechoque toutes mes cellules.
Je ne veux pas jouir du pouvoir, je veux jouir de mes sens.
Je veux m'abandonner, mourir à hier et re-naître chaque jour à du nouveau, au miracle de la vie.
Je veux la rencontre.
Je ne veux pas de relation superficielle qui me relie au plus creux de moi-même.
Je veux la rencontre qui me différencie, me bouscule et m'enrichit.
Je veux jouir de ma liberté d'être pleinement remplie du bon-heur d'être reliée à moi-même et au monde.
Je veux mou-rir à hier et te co-naître et certainement pas te contrôler et t'en-rôler dans un jeu de pouvoir sans espoir qui n'apporte que souffrance pour ceux et celles qui sont exploités et négligés.
Je veux la rencontre pas la manipulation.
Je ne suis ni une marionnette ni une girouette, je suis un humain qui veut se responsabiliser, s'assumer et faire ses propres expériences pour grandir.
Je veux comm-uni-quer, m'offrir la comm-union sacrée, celle qui m'unit à l'âme uni-vers-elle.
Je veux la rencontre, pas celle qui m'oppose à toi mais celle qui me pose tout contre ton âme.


Laurence Traineau 
"La rencontre" 3 août 2020
 

La rencontre

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Garder la distance

Publié le par Lorens56100

Je pensais à la phrase que tu m'as dite "tu as été dans ma vie".
Je pense au contraire que je n'ai jamais été dans ta vie tout comme tu n'es pas rentré dans la mienne.
Nous nous sommes fait du bien et rien de plus.
Nous sommes restés en surface sans prendre le risque d'aller en profondeur dans les parcelles invisibles de nos vies.
Pour moi être dans la vie de l'autre, c'est bien plus que ça, c'est rentrer dans son cœur, c'est partager ses sentiments, ses émotions, ses ressentis, ses peurs, ses besoins, ses doutes, ses lâchetés, ses blessures, ses prisons, ses libertés.
Nous nous sommes utilisés réciproquement pour satisfaire nos besoins.
Nous nous sommes croisés, regardés de loin.
Tu n'as pas voulu davantage.
J'ai gravité autour de toi mais tu ne m'as jamais autorisé à rentrer au coeur de ton être.
J'ai appris grâce à cette expérience que justement il était difficile de t'approcher.
Trop de méfiance et de non-dits nous a empêché une approche profonde et véritable.
Tu as mis la bonne distance pour ne pas prendre le risque d'être perturbé dans tes habitudes et ton confort.
Je sais ce que c'est de rentrer dans la vie de l'autre.
Les sensations ressenties sont puissantes et perturbantes.
Nous sommes sens dessus dessous.
Ta mise à distance m'a permise de profiter de ma totale présence.
Elle m'a invité à vivre l'égoïsme.
L'ego-ïsme, ne penser qu'à moi pour mieux oublier le fossé que tu as créé entre nous.
Éviter la fusion.
Éviter la confusion.
Être éloignée de toi pour me reconnecter à moi et à ce dont j'ai besoin.
Je comprends le danger à rentrer dans la vie de l'autre, c'est celui de se perdre, de s'oublier, ne plus exister sans l'autre alors que la rencontre nous invite à renaître à plus grand que soi, ce soi devenu étriqué et obsolète qui est pourtant si familier et si difficile à quitter.
Tu n'as pas été dans ma vie, tu n'as fait que me mettre à distance pour ne pas être dérangé.
Tu es resté et rangé au même endroit.
Rien n'a changé pour toi.
Tu as gardé la distance pour te protéger.
Tu t'es protégé de l'explosion intérieure de la rencontre qui provoque la métamorphose.
La métamorphose est le tremblement de l'être.
Qui se risque à être secoué et à vivre le chaos ?
Celui ou celle qui a le courage de laisser venir l'explosion. Cette explosion nécessaire pour s'agrandir et se dilater.
Non, tu n'as pas été dans ma vie, tu as préféré le plaisir au déchirement de ton être étriqué.
Tu as préféré le plaisir à ton expansion.
Tu as préféré ne rien déranger.
Je n'ai pas été dans ta vie, tu ne m'y as pas autorisée.
Tu as gardé la distance en te taisant.
Tu as omis de déterrer les mots de ta propre vérité.
Tu es resté dans le passé.
Un pas sur le côté au lieu d'un pas jusqu'à moi.
Au coeur de mon être éthéré, déterré, plein de vérité.
Surtout se taire.
Ne pas avancer.
Garder la distance et ne rien dé-ranger.
Surtout ne rien lâcher.
Ne pas se dé-voiler.
Garder le masque.
Cacher la vérité.
Garder les deux pieds dans la tombe du passé.
Garder la distance.

Lorens56100

"Garder la distance "

10 avril 2020

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